La descente aux enfers du FC Nantes a un coupable désigné.
Waldemar Kita, président des Canaris depuis près de deux décennies, a choisi Eurosport pour lever le voile sur ses regrets et pointer du doigt celui qu’il considère comme le principal responsable de la situation alarmante du club : Luis Castro, l’ancien entraîneur portugais limogé après seulement quinze matchs.
Nantes au bord du gouffre
À quatre journées de la fin de la Ligue 1, le FC Nantes occupe la 17e place et accuse cinq points de retard sur le premier club barragiste. La relégation en Ligue 2, longtemps agitée comme un spectre, ressemble désormais à une perspective très concrète. C’est dans ce climat de tension extrême que Waldemar Kita a décidé de prendre la parole, sans filtre.
« Ma plus grande erreur ? Le recrutement de Luis Castro »
Le dirigeant nantais ne mâche pas ses mots. Recruté l’été dernier en provenance de Dunkerque — une première en Ligue 2 pour le club — Luis Castro n’aura donc tenu que quinze rencontres sur le banc du stade de la Beaujoire avant d’être remercié. Kita reconnaît aujourd’hui avoir ignoré ses propres intuitions.
« Après les matchs amicaux, je disais qu’il fallait le dégager », confie-t-il, amer. « J’aurais dû être plus vigilant. Ce coach va faire descendre deux clubs dans la même année. »
Une pique d’autant plus acérée que Luis Castro a rebondi en quelques heures seulement du côté de Levante, club espagnol actuellement 19e de Liga et lui aussi menacé de relégation. Une rapidité qui n’a pas échappé à Kita : « Vous pouvez me dire comment ça se fait qu’il a trouvé en 24 heures un autre club en Espagne ? Ça veut dire qu’il avait déjà préparé son coup. »
Mercato, vestiaire, décisions : Kita remonte le fil
Au-delà de la personnalité de Castro, le président nantais revient également sur les décisions prises lors du mercato estival, estimant avoir trop cédé aux exigences de son entraîneur de l’époque. « Je n’aurais jamais dû me laisser faire au début de la saison avec l’entraîneur et des personnes en interne », regrette-t-il.
Une autocritique partielle, toutefois, puisque Kita défend aussi son bilan global à la tête du club. Face aux critiques sur ses 23 changements d’entraîneur en 19 ans, il répond sans sourciller : « On change 23 fois l’entraîneur dans l’intérêt du club, pas dans mon intérêt. »
Trouver le bon entraîneur : l’urgence de l’été
Les regrets n’effaceront pas les points perdus. Avec quatre journées pour tenter l’impossible remontée, les Canaris jouent leur survie en première division. Et quelle que soit l’issue sportive, Waldemar Kita devra, cet été, faire le bon choix sur le banc. Après l’épisode Castro, le droit à l’erreur semble cette fois épuisé.
À quatre journées de la fin de Ligue 1, le FC Nantes est 17e avec cinq points de retard sur le premier barragiste.

