Licencié pour faute grave en mars 2024, Jocelyn Gourvennec a décidé de contre-attaquer. L’ancien entraîneur du FC Nantes, aujourd’hui sur le banc du Servette FC, réclame près de deux millions d’euros au club et à son président, Waldemar Kita.
L’affaire se joue aux Prud’hommes de Nantes, selon Ouest-France. Elle concerne aussi trois de ses adjoints, eux aussi remerciés brutalement après seulement quatre mois passés sur le banc.
Une rupture brutale et une rancune tenace
Gourvennec était arrivé en novembre 2023 pour remplacer Pierre Aristouy, viré à son tour quelques semaines plus tôt. Le contrat prévoyait une option d’un an supplémentaire en cas de maintien en Ligue 1. Mais après treize matchs — trois victoires, un nul et neuf défaites —, Kita avait tranché net. « Il a été engagé pour être performant et il ne l’a pas été », a défendu Me Jean-François Klatovsky, avocat du FC Nantes, cité par Ouest-France. Une ligne dure que conteste l’avocat de Gourvennec, Me Julien Berenger : « Les mauvais résultats ne constituent pas une faute grave. » Le tribunal doit maintenant trancher. L’histoire rappelle celle de Pierre Aristouy, licencié lui aussi pour faute grave avant d’obtenir 730 000 euros de dédommagement. À Nantes, les Prud’hommes deviennent une seconde maison.

