La défaite 1-4 contre Nice a mis le feu aux poudres à la Beaujoire : les supporters du FC Nantes, excédés, visent Waldemar Kita dans une fronde qui s’amplifie jour après jour.
La colère a éclaté dès le coup d’envoi du choc face à l’OGC Nice, dimanche 25 janvier 2026. À la Beaujoire, les 25 000 spectateurs ont hué copieusement l’équipe, coupable d’un naufrage collectif – 16e au classement avec seulement 14 points après 19 journées, le pire bilan sous l’ère polonaise de Waldemar Kita. L’entraîneur intérimaire Ahmed Kantari n’a pas mâché ses mots en conférence de presse : « Les supporters ont le droit et ont raison d’être en colère », reconnaissant un contexte sportif « alarmant ». Cette hostilité viscérale, alimentée par des années de promesses non tenues et de résultats faméliques, a transformé le stade en véritable chaudron.
Beaujoire désertée : Kita annule tout !
Conséquence immédiate : la direction a annulé la traditionnelle soirée des partenaires, prévue mardi 27 janvier à la Beaujoire pour les vœux présidentiels de Kita. Décision qualifiée d’« adéquate et responsable » par le club, en pleine tempête post-défaite. Ce choix évite un face-à-face explosif avec des supporters remontés au plus haut point, comme en témoignent les posts enflammés sur les réseaux, où l’on réclame un changement radical. L’épisode rappelle les manifestations anti-Kita récurrentes, des banderoles massives aux boycotts de matchs, symptôme d’un divorce consommé depuis plus d’une décennie.
Au-delà des sifflets, cette grogne interroge l’avenir immédiat : Kantari sur un siège éjectable, Kita pointé du doigt pour sa gestion mercatos et ses conflits passés (arbitrage, joueurs), les Canaris flirtent dangereusement avec la relégation. Avec un mercato hivernal animé mais jugé insuffisant (Guilbert, Cabella…), Nantes doit impérativement réagir pour apaiser la Beaujoire. Sans sursaut, la révolte pourrait paralyser le club jusqu’à la fin de saison.

