Nouvelle déroute 1-4 contre Nice à la Beaujoire ce week-end, et l’intérim d’Ahmed Kantari sent déjà le roussi. Waldemar Kita, intransigeant, pourrait virer le coach intérimaire avant même la fin du mois : le maintien s’éloigne dangereusement.
Ahmed Kantari avait pris les rênes fin décembre, après le limogeage express de Luis Castro suite à une série noire de cinq défaites. Promis comme un sauveur, l’ancien adjoint a essuyé trois revers en quatre matchs, dont ce naufrage dimanche face à Nice. Mostafa Mohamed a bien réduit le score, mais trois buts concédés en première mi-temps ont exposé les failles : défense poreuse, manque de mordant et zéro réaction. Avec 14 points et une 16e place synoyme de barrages, Nantes flirte avec la zone rouge, à trois longueurs de Montpellier (13e).
Kita, le patron qui ne négocie pas avec l’échec
Waldemar Kita n’a jamais fait dans la dentelle. Propriétaire depuis 2019, le milliardaire franco-mauritanien a déjà viré six entraîneurs en sept ans, dont Pierre Aristouy et Castro récemment. Les rumeurs d’un ultimatum clair circulent : une victoire contre Reims vendredi, ou c’est la porte. Kantari, adulé des supporters pour son passé de Canari (2001-2008), paie le luxe de l’intérim sans filet. Mais qui pour le remplacer ? Un profil étranger comme au Rayo Vallecano, ou un retour de nostalgie comme Gourcuff en adjoint ?
Ce scénario catastrophe accélère le mercato : quatre recrues déjà (Machado, Cabella, Sissoko, Ganago), et Kwon/Lahdo au loft pour faire de la place. Nantes doit se réinventer vite pour éviter la descente. Kantari joue sa peau, Kita son empire : le prochain match s’annonce décisif, et pas que sur le terrain.

