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FC Nantes : Kantari hausse le ton après le nouveau report face au PSG

Ahmed KANTARI - Icon Sport

Le FC Nantes a encore accepté de repousser son match de Ligue 1 contre le Paris Saint-Germain, afin d’offrir au club parisien une semaine de repos avant son quart de finale européen face à Chelsea. Une décision qui fait grincer des dents du côté de la Jonelière, où Ahmed Kantari regrette un manque de considération pour les clubs “non européens”.

Le calendrier du FC Nantes va une nouvelle fois se charger. Comme la saison passée, le club ligérien a accepté de reporter sa rencontre contre le PSG, initialement programmée le week-end prochain, pour que Paris bénéficie de temps supplémentaire avant sa double confrontation contre Chelsea en Ligue des Champions. Si l’intention paraît logique pour préserver les chances françaises en Europe, elle laisse un goût amer à Ahmed Kantari.

“Est-ce qu’on a vraiment le choix ?”

Interrogé en conférence de presse, l’entraîneur nantais n’a pas caché une certaine lassitude. “On a deux trêves internationales qui arrivent, est-ce qu’on a vraiment le choix ? Est-ce qu’on l’avait déjà l’an dernier ?”, a-t-il lancé avec ironie avant de retrouver son calme habituel. “Aujourd’hui, on doit s’adapter. C’est notre métier. J’aurais préféré jouer la semaine prochaine, mais on se concentre sur ce qu’on peut maîtriser.”

Derrière le ton posé, c’est pourtant un agacement perceptible qui transparaît chez Kantari. Ce nouveau décalage contraint son équipe à un mois d’avril infernal, alors que Nantes se bat encore pour son maintien. “On doit déjà composer avec les blessures, la fatigue et un effectif réduit. Reporter un match, c’est aussi comprimer notre calendrier. Ça change beaucoup de choses dans la préparation”, souffle un proche du staff.

Plus que la décision elle-même, c’est la répétition du scénario qui dérange. Déjà en 2025, le FC Nantes avait vu l’une de ses affiches décalée pour laisser le PSG préparer son quart de finale européen. À l’époque, les Canaris avaient enchaîné quatre matchs en douze jours dans la foulée, avec les conséquences qu’on imagine.

Cette fois encore, le club jaune et vert devra s’adapter à un mois d’avril décisif, marqué par plusieurs confrontations directes dans la course au maintien. Un enchaînement qui suscite de vraies inquiétudes en interne, tant sur le plan physique que mental.

“Je ne veux pas dépenser d’énergie sur ce que je ne peux pas contrôler”, a conclu Kantari, visiblement résigné. Une manière de rappeler, sans le dire clairement, que dans la hiérarchie du football français, tous les clubs ne pèsent pas pareil.

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