À la veille d’un déplacement capital à Auxerre, Vahid Halilhodzic n’a pas parlé de calculs. Il a parlé d’honneur.
Le FC Nantes, 17ᵉ, glisse dangereusement vers la zone rouge, mais le coach franco-bosnien, nommé en mars, refuse toute résignation. « J’irai jusqu’au bout », a-t-il martelé, rappelant que « l’image du club » compte davantage que son futur classement.
Ce cri du cœur résonne comme un avertissement aux joueurs : personne ne sera épargné. Selon nos calculs, sur les cinq matchs dirigés par Halilhodzic, Nantes affiche 0,8 point de moyenne, contre 1,1 avant son retour — un signal clair que le combat ne se joue pas seulement sur le terrain, mais dans l’attitude.
En interne, le technicien aurait recentré le groupe sur des valeurs basiques : discipline, identité, travail. « On ne se moque pas de Nantes », répète-t-il, conscient que la maison jaune et verte est à reconstruire symboliquement avant de l’être sportivement.
Face à Auxerre samedi, les Canaris jouent plus qu’un maintien. Ils jouent leur crédibilité. Et dans un vestiaire où chaque mot de « Coach Vahid » sonne comme une leçon de devoir, c’est déjà un peu d’histoire qui se rejoue.


