L’ascension de Lucas Chevalier paraît déjà freinée.
Annoncé comme le futur du poste il y a à peine un an, le gardien formé à Lille voit aujourd’hui la Coupe du monde 2026 s’éloigner. Relégué au Paris Saint-Germain par l’arrivée du Russe Matvey Safonov, il a aussi reculé dans la hiérarchie des Bleus derrière Mike Maignan et Brice Samba. Le staff de Didier Deschamps ne s’est pas montré pleinement convaincu par son attitude lors du dernier rassemblement, jugée tendue et hésitante selon plusieurs observateurs.
Dans un contexte où la concurrence gagne en densité, Chevalier paie son manque de régularité. En chiffres, son taux d’arrêts moyens (64% cette saison) reste inférieur à celui de Risser (70%) ou de Butez (73% avec l’Antwerp). Ces écarts comptent dans un staff réputé pour sa rigueur. À terme, Deschamps pourrait préférer un profil plus constant pour la place de troisième gardien. Le paradoxe Chevalier résume un malaise plus large : celui d’une génération brillante à la relance mais fragile dans la durée.
