Présenté comme l’un des joyaux de la Masia, Dro Fernandez a quitté le FC Barcelone pour le PSG avec l’ambition de franchir un palier. Mais entre la concurrence du milieu parisien et les choix de Luis Enrique, la pépite espagnole peine à exister. En Espagne, l’inquiétude monte — et les langues commencent à se délier.
Le scénario était censé être gagnant. En rejoignant le PSG, Dro Fernandez pensait trouver un projet ambitieux capable de l’exposer à la plus haute scène européenne tout en s’émancipant de l’ombre du FC Barcelone. Raté. Sous les ordres de Luis Enrique — son compatriote, ironie du sort — l’Espagnol se retrouve noyé dans un milieu de terrain parisien hyper-concurrentiel, condamné aux miettes de temps de jeu. La presse ibérique, qui suit le dossier de près, tire la sonnette d’alarme : à cet âge et avec ce profil, rester sur le banc n’est pas un luxe, c’est une catastrophe.
En quittant la Catalogne, Dro Fernandez a peut-être échangé un rôle de futur titulaire contre celui de figurant de luxe dans la capitale française.
L’angle qui agite le plus les médias espagnols est celui de la sélection nationale. Avec la Roja en cycle de renouvellement et une concurrence féroce au milieu, le manque de visibilité au PSG risque de coûter cher à Dro Fernandez sur le plan international. Certains observateurs n’hésitent plus à formuler tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas : en tournant le dos au Barça — où il aurait pu progresser dans un système qui le connaît par cœur — le jeune milieu a peut-être commis l’erreur de trop tôt. Une forme de vengeance silencieuse du football, qui punit rarement les bons joueurs mais presque toujours les mauvais choix.

