Sport.fr

Emmanuel Grégoire élu, le PSG peut oublier le Parc des Princes

Le Parc des Princes - Photo by Icon Sport

Emmanuel Grégoire, élu maire de Paris, enterre l’espoir du PSG de racheter le mythique Parc des Princes, promettant une résolution rapide des négociations pour protéger le patrimoine public.

Emmanuel Grégoire, successeur de Rachida Dati à la Mairie de Paris après sa victoire aux municipales avec 52% des voix, a multiplié les déclarations choc sur le Parc des Princes lors d’une interview accordée à So Foot le 22 mars 2026. Propriété de la Ville depuis 1972 et loué au PSG pour 4,5 millions d’euros annuels, le stade de 48 583 places fait l’objet d’une OPA qatarie depuis 2019 : Nasser Al-Khelaïfi vise un rachat estimé à 150-200 millions d’euros pour sécuriser son bail jusqu’en 2040. Le nouveau maire rejette fermement toute cession : « La valeur du Parc, c’est entre 0 et 1 euro symbolique », a-t-il lancé, insistant sur son statut de « bien commun » inaliénable.​

Un veto patrimonial qui fait trembler le PSG

Ce blocage inattendu relance un feuilleton vieux de sept ans, marqué par l’échec des discussions sous Anne Hidalgo (2011-2026), qui avait suspendu la vente en 2022 face à la pression associative. Grégoire prévoit de finaliser les pourparlers d’ici l’été 2026 avec la Région Île-de-France (propriétaire minoritaire) et l’État, excluant tout scénario où le PSG deviendrait actionnaire majoritaire du stade inauguré en 1973 et rénové pour 75 millions d’euros en 2016. Luis Enrique, entraîneur parisien, avait pourtant salué l’enjeu en novembre 2025 : « Le Parc est notre forteresse, il faut le sécuriser pour l’avenir ». Mais le club, détenu à 87% par Qatar Sports Investments, risque désormais un bras de fer judiciaire.

Ce revirement stratégique fragilise les plans du PSG à l’aube de la saison 2026-2027, alors leader de Ligue 1 avec 62 points après 26 journées. Grégoire mise sur un modèle hybride : ouverture accrue au rugby, concerts et événements publics pour rentabiliser le stade sans privatisation. « Paris ne vendra pas son âme footballistique », a-t-il conclu, provoquant déjà des remous au Qatar et chez les supporters parisiens divisés sur le dossier.

Quitter la version mobile