Sorti sur civière en larmes lors du quart de finale retour PSG-Liverpool, Hugo Ekitike souffre d’une rupture du tendon d’Achille. Son Mondial est terminé avant même d’avoir commencé. Qui pour combler ce vide en attaque ?
La joie parisienne de mardi soir a laissé place à une image qui a glacé les supporters des Bleus : Hugo Ekitike, évacué sur civière, le visage en larmes, au terme d’un quart de finale retour de Ligue des champions qui restera pourtant dans les mémoires comme un triomphe collectif du PSG face à Liverpool. Pour l’attaquant français de 23 ans, la nuit s’est transformée en cauchemar personnel.
Le verdict tombe, le Mondial s’envole
Les examens médicaux pratiqués dans la foulée ont confirmé ce que les premières images laissaient craindre : rupture du tendon d’Achille. Des examens complémentaires prévus dans les prochaines heures doivent encore préciser si la déchirure est partielle ou totale — une distinction qui changera la durée de l’indisponibilité, mais pas l’essentiel. Dans les deux cas, la conclusion est identique et implacable : Hugo Ekitike ne participera pas à la Coupe du monde avec l’équipe de France.
Auteur d’une saison convaincante à Liverpool, où il avait su s’installer dans le groupe après ses débuts difficiles à Reims puis Paris, l’attaquant comptait 8 sélections et 2 buts en Bleu. Assez pour figurer dans les plans de Didier Deschamps. Assez, aussi, pour que son absence crée un vrai vide dans une liste dont les contours définitifs seront dévoilés le 14 mai.
Kolo Muani favori, mais quel crédit ?
La question du remplaçant agite déjà les discussions dans les états-majors du football français. Si Deschamps choisit d’intégrer neuf attaquants à sa liste — ce qui n’est pas une certitude — Randal Kolo Muani s’imposerait comme le candidat naturel pour hériter de la place laissée vacante. L’ancien Nantais, aujourd’hui à Tottenham, bénéficie d’un profil polyvalent apprécié par le sélectionneur. Problème : sa saison en Premier League est loin d’avoir été convaincante, ce qui pourrait peser dans la balance au moment de trancher.
Derrière lui, deux noms restent dans la course. Christopher Nkunku, relancé à l’AC Milan après ses pépins physiques à Chelsea, retrouve progressivement son meilleur niveau et pourrait profiter de cette opportunité inespérée. Jean-Philippe Mateta, fidèle à son registre de buteur efficace à Crystal Palace, représente lui aussi une option sérieuse pour un sélectionneur qui apprécie les profils capables de peser sur les défenses.
Et si Deschamps recomposait autrement ?
Une piste plus inattendue circule également : le forfait d’Ekitike pourrait-il ouvrir la porte à un milieu supplémentaire plutôt qu’à un quatrième attaquant de métier ? Deschamps a toujours su surprendre dans ses choix de liste, et la profondeur du secteur offensif français pourrait lui permettre de se passer d’un avant-centre de plus.
Réponse dans moins d’un mois. D’ici là, le sélectionneur des Bleus a un dossier douloureux mais urgent à régler.

