Encore touché, Paulo Dybala va passer sur la table d’opération. L’attaquant argentin de l’AS Roma, fragilisé depuis plusieurs mois, doit subir une arthroscopie au genou gauche. Une intervention décisive pour comprendre l’ampleur d’une blessure qui menace désormais la fin de sa saison — et peut-être plus encore.
La scène s’est répétée, comme un mauvais film déjà vu à Trigoria. En plein entraînement avec la Roma, Paulo Dybala a ressenti une douleur aiguë au genou gauche, celle-là même qui le prive régulièrement de continuité depuis l’été dernier. À 32 ans, le champion du monde 2022 va à nouveau s’éloigner des terrains : selon la presse italienne, il doit subir une arthroscopie exploratoire à la clinique Villa Stuart de Rome. Objectif affiché : inspecter le genou, identifier la cause exacte de cette douleur persistante et définir un protocole médical adapté.
Une saison qui s’effiloche, Rome sous pression
Cette nouvelle opération vient s’ajouter à une campagne 2025-2026 déjà chaotique pour la star argentine. Avec seulement 22 matchs disputés et 3 buts inscrits toutes compétitions confondues, Dybala n’a jamais pu retrouver le rôle central qui devait être le sien dans le dispositif de la Roma. Les semaines passées à l’infirmerie se sont multipliées, sapant peu à peu l’élan collectif d’un club déjà en quête de stabilité. José Mourinho, qui comptait encore sur l’expérience et la créativité du numéro 21 pour guider les jeunes du groupe, pourrait bien devoir revoir en profondeur ses plans offensifs.
Les inquiétudes dépassent désormais le cadre romain. L’entourage du joueur, prudent, n’avance aucun calendrier de reprise tant que le diagnostic post-opératoire n’a pas été établi. Dybala, lui, garde le silence, conscient que chaque contretemps le rapproche d’une saison blanche. Une issue difficile à encaisser pour un footballeur dont la carrière, longtemps brillante, semble de plus en plus rythmée par les blessures à répétition.
Le spectre du Mondial en ligne de mire
Au-delà de la Roma, c’est toute l’Argentine qui retient son souffle. À quelques mois du Mondial 2026, prévu entre juin et juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, la « Joya » voit ses chances de figurer dans la liste de Lionel Scaloni sérieusement compromises. Le sélectionneur avait déjà noté la fragilité de son ancien atout offensif et comptait observer sa fin de saison avant de trancher.
Si l’intervention révèle une lésion sérieuse, le rêve d’un dernier mondial pourrait s’envoler. Une perspective cruelle pour Dybala, qui avait imaginé ce tournoi comme l’ultime sommet d’une carrière internationale inaugurée il y a plus de dix ans. En attendant le verdict des médecins, Rome et Buenos Aires croisent les doigts — car la lumière de la « Joya » vacille, et avec elle, un pan de romantisme du football moderne.

