Le Stade Rennais et Habib Beye s’enfoncent dans un imbroglio judiciaire explosive, avec des révélations qui font trembler le dossier du licenciement du coach sénégalais.
Arnaud Pouille, directeur général du club breton, a lâché quelques bribes hier en conférence de presse, confirmant l’ouverture de procédures privées contre Beye et trois de ses adjoints. « Les circonstances sont contraignantes, mais nous n’avions pas d’autre alternative », a-t-il déclaré, promettant plus de détails la semaine prochaine, sans doute au moment de la nomination de Franck Haise comme successeur. Des fuites, relayées par Ouest-France, indiquent qu’une réunion tendue a récemment vu le club exposer ses griefs à l’ex-entraîneur, tandis que Rennes envisage un recours devant les instances du foot dès début de semaine prochaine.
Faute grave : Rennes sort les griffes
Le club breton pourrait plaider la faute grave pour refuser toute indemnité à Beye, qui réclame pourtant les sommes liées à sa prolongation automatique d’un an, activée par la 6e place en Ligue 1 au moment de son éviction. Selon Ouest-France, les échanges de Beye avec l’OM – alors qu’il était encore en poste – ont crispé les dirigeants rennais, tout comme ses contacts dès le 4 février pour son départ financier, restés sans réponse. Ajoutez à cela la sanction non validée par la hiérarchie contre le gardien Brice Samba, écarté face à Lens juste avant la tempête : autant d’éléments qui pourraient mener l’affaire devant les Prud’hommes.
Ce psychodrame, né d’une série de quatre défaites consécutives incluant l’humiliation à Marseille en Coupe de France, complique aussi les ardeurs de l’OM pour Beye, pressenti pour remplacer Roberto De Zerbi. Sébastien Tambouret assure l’intérim face au PSG ce week-end, mais le vrai match se joue désormais hors des terrains.
