Le sélectionneur des Bleus savoure la renaissance d’un Ousmane Dembélé retrouvé, explosif face à Marseille et, surtout, libéré d’un lourd passé de blessures.
Didier Deschamps n’a pas besoin de beaucoup de mots pour faire passer une idée. Quand il évoque Ousmane Dembélé, son regard change, un brin attendri. L’ailier du PSG, tout feu tout flamme lors du récent 5-0 face à l’OM, a rappelé pourquoi tant de sélectionneurs ont toujours voulu lui laisser une chance. Et pourtant, combien d’étés gâchés par des pépins musculaires, combien de retours avortés ? Aujourd’hui, il semble courir plus vite que ses doutes, plus juste dans ses choix, plus tranchant dans les trente derniers mètres.
La revanche silencieuse du talent brisé
Deschamps le sait mieux que quiconque : Dembélé est de ces joueurs qui peuvent faire basculer un match, une compétition, une carrière. Sauf qu’il fallait du temps. Beaucoup de temps. Et des nerfs solides pour encaisser les frustrations. Sa régularité reste à confirmer – les statistiques s’emballent puis se figent, un peu comme sa trajectoire depuis Barcelone. Mais ce nouveau souffle, à la veille d’une année internationale charnière, intrigue et rassure à la fois. Un Dembélé en pleine inspiration, c’est une arme fatale pour le PSG… et une promesse dorée pour les Bleus.
