Auteur d’un but décisif lors du succès de Lyon à Marseille (2-3) dimanche soir, Corentin Tolisso traverse l’un de ses meilleurs moments depuis son retour en Ligue 1.
À 31 ans, le capitaine de l’OL rejoue juste, fort et surtout libre — de quoi taper dans l’œil de son ancien coéquipier chez les Bleus, Samuel Umtiti, convaincu qu’il mérite une place pour le Mondial 2026.
Le défenseur champion du monde 2018, aujourd’hui à Lille, n’a pas tari d’éloges sur celui qu’il a côtoyé à Lyon comme en équipe de France. « Il aide tellement cette équipe que je me demande comment on peut encore débattre de son retour en sélection », a soufflé Umtiti sur RMC, rappelant le Tolisso des grandes heures, celui qui, en 2017, avait séduit le Bayern Munich par sa puissance et sa polyvalence.
Un joueur total qui divise encore
Pour Umtiti, la renaissance de son ami ne relève pas du hasard. « Il est capable de jouer dans un milieu à deux, un peu plus haut, ou même en sentinelle. Il sait tout faire, et il comprend le jeu », a détaillé l’ex-international, décrit par ses proches comme admiratif du mental retrouvé de Tolisso après des saisons minées par les blessures.
Cette constance retrouvée, l’OL la savoure chaque week-end. Que ce soit par son volume de jeu, son impact physique ou sa justesse dans les transmissions, le Lyonnais apporte une stabilité précieuse à un collectif longtemps en quête de repères. Dans un effectif jeune et parfois irrégulier, Tolisso incarne l’équilibre et l’expérience. Ses performances rappellent un fait essentiel : à pleine capacité, il reste une valeur sûre du football français.
Deschamps, lui, reste sur sa ligne
Mais l’enthousiasme d’Umtiti ne suffit pour l’instant pas à ébranler la hiérarchie des Bleus. Didier Deschamps, à quelques mois du Mondial nord-américain, ne semble pas prêt à rappeler le milieu formé à Lyon. Dans un secteur où la concurrence est féroce — Tchouaméni, Camavinga, Rabiot ou encore Fofana trustent les places —, Tolisso reste en retrait dans les plans du sélectionneur.
Pourtant, son profil complet pourrait combler plusieurs besoins : la relance sous pression, la projection, ou encore l’équilibre tactique dans un système à trois. Umtiti, lui, y croit dur comme fer. « Dans une équipe qui veut aller loin, il peut jouer partout », a-t-il martelé, persuadé que l’expérience et la polyvalence du Rhodanien constituent des atouts rares.
Reste à savoir si Deschamps finira par écouter la voix d’un de ses anciens champions du monde… et celle d’un public lyonnais qui, chaque dimanche, redécouvre le grand Corentin Tolisso.

