Le PSG a officiellement demandé le report de son match de Ligue 1 contre Nantes, prévu le 14 mars, pour mieux préparer son 8e de finale de Ligue des Champions face à Chelsea. La LFP examine la requête, soutenue par les Canaris, dans un calendrier déjà surchargé.
À six semaines du money-time européen, le Paris Saint-Germain refuse de laisser quoi que ce soit au hasard. Opposé au FC Nantes le samedi 14 mars pour la 26e journée de Ligue 1, le champion de France en titre a transmis une demande officielle de report à la Ligue de Football Professionnel. La raison ? Se concentrer pleinement sur les huitièmes de finale de Ligue des Champions contre Chelsea, avec des matchs aller-retour programmés les 11 et 17 mars. « Afin de préparer dans les meilleures conditions sa double confrontation avec les Blues, le PSG a saisi le Conseil d’Administration de la LFP, après accord du FC Nantes, pour que le match se joue la semaine du 20 avril 2026 », précise le communiqué de l’instance dirigeante. La décision finale est attendue dans les meilleurs délais.
Ce n’est pas la première fois que Paris bénéficie d’un tel ajustement. L’an dernier, Nantes avait déjà accepté de décaler cette affiche pour les mêmes impératifs européens, démontrant une certaine souplesse dans les relations entre les deux clubs. Avec six jours de repos assurés entre les deux manches face à Chelsea, Luis Enrique pourrait peaufiner sa stratégie sans la pression d’un déplacement en Loire-Atlantique. Reste que cette requête soulève des débats sur l’équité du calendrier : alors que Lyon, Lille et Strasbourg, encore en lice en Coupes d’Europe, n’ont rien demandé, le PSG semble une nouvelle fois avantagé par son statut.
Un calendrier infernal qui profite au leader parisien
Au-delà du simple report, cette demande révèle les enjeux d’un printemps 2026 déjà infernal pour le PSG. Leader incontesté de Ligue 1, Paris jongle entre un titre national quasi-assuré et une campagne européenne où chaque détail compte. Chelsea, revanchard après des confrontations récentes, représente un obstacle de taille dans un tirage plutôt clément. Accepter ce décalage permettrait aux Parisiens de limiter l’usure physique et mentale, surtout avec un effectif pléthorique mais soumis à une rotation intense sous les ordres de l’Espagnol.
Pour Nantes, la pilule passe mieux grâce à cet accord préalable. Les Canaris, en milieu de tableau, n’ont rien à perdre dans cette opération et évitent un choc face à un PSG galvanisé par la C1. Quant aux autres cadors français, leur silence intrigue : Lille, prochain adversaire d’Aston Villa en Ligue Europa, ou Lyon en Europa League préfèrent-ils encaisser le rythme ? Cette décision de la LFP, attendue sous peu, pourrait une nouvelle fois cristalliser les tensions sur la gestion des calendriers. Paris, fidèle à sa ligne, mise tout sur l’Europe pour boucler une saison à la hauteur de ses ambitions planétaires. Reste à voir si la Ligue validera ce joker tactique.
