Après plusieurs heures de rumeurs et de spéculations autour de son avenir, Roberto De Zerbi a enfin pris la parole ce vendredi pour mettre les choses au clair.
L’entraîneur de l’Olympique de Marseille a tenu à apaiser le climat de tension qui entoure le club depuis la lourde défaite à Bruges (0-3) et l’élimination précoce de l’OM en Ligue des Champions.
Sous contrat jusqu’en juin 2027, le technicien italien a profité de cette conférence de presse pour livrer sa vérité, confirmant qu’il reste bel et bien à la tête de l’équipe phocéenne.
« Rien de spécial ne s’est passé, a-t-il assuré. On a perdu un match important d’une manière qui fait mal. On est sortis de la Ligue des Champions en jouant mal, et c’est dur à encaisser quand on vit le football aussi intensément. Avec Pablo Longoria et Medhi Benatia, on a simplement échangé pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné. »
De Zerbi a balayé les rumeurs d’un départ ou d’un limogeage : « Il n’y avait rien à confirmer. J’étais l’entraîneur de l’OM, je le suis toujours. C’était une discussion normale, une analyse collective. J’ai préparé le groupe et demain, je serai bien sur le banc. »
S’il reconnaît la responsabilité qui lui incombe, l’ancien coach de Sassuolo ne cache ni son attachement au club ni sa lucidité : « Je voulais venir ici et je savais que ce serait difficile. Marseille est, je pense, l’endroit idéal pour moi… même si je ne suis pas sûr d’être l’entraîneur idéal pour l’OM. »
Concernant son vestiaire, De Zerbi a tenu à souligner la solidité du lien avec ses joueurs. « Ils m’ont toujours suivi. J’ai parlé avec plusieurs cadres, et je sens leur soutien. Bien sûr, certains aimeraient jouer davantage, c’est normal. Mais le respect reste total. Il n’y a aucune fracture. »
Enfin, malgré la désillusion européenne, le coach marseillais affirme avoir encore l’énergie et la motivation pour poursuivre sa mission sur la durée : « J’ai la force de rester cinq ou six ans à Marseille. J’aime ce que je fais, j’aime ce club. Ce qui me frustre, c’est la manière dont on perd. Mais on a les moyens de rebondir. Deux victoires, et tout pourrait vite changer de perspective. »
