Cristiano Ronaldo devient copropriétaire de l’UD Almería

Cristiano Ronaldo a officiellement fait son entrée dans le monde des propriétaires de clubs en rachetant 25% de l’UD Almería, formation de Segunda División majoritairement contrôlée par un groupe d’investisseurs saoudiens.

À 41 ans, la star portugaise prépare déjà son après-carrière tout en poursuivant sa moisson de buts avec Al‑Nassr en Arabie saoudite.

Un premier pas concret dans la peau de dirigeant

L’opération a été réalisée via CR7 Sports Investments, nouvelle structure créée pour chapeauter ses activités dans le football au-delà du terrain. Le montant de l’investissement n’a pas été rendu public, mais il s’agit d’un tournant stratégique pour un joueur que Forbes a déjà classé parmi les milliardaires du sport.

« C’est une ambition de longue date de contribuer au football au‑delà de la pelouse », a confié le capitaine d’Al‑Nassr et de la sélection portugaise dans un communiqué, assumant ainsi son nouveau rôle de décideur. Il voit en Almería « un club espagnol avec des bases solides et un potentiel de croissance clair » et promet de travailler main dans la main avec la direction pour accompagner « la prochaine phase de développement » de la structure.

Sportivement, le timing n’a rien d’anodin. Almería pointe actuellement à la troisième place de la Segunda División, à seulement deux points du leader après 27 journées, et vise la montée en Liga à la faveur d’un sprint final de 15 matches. Le premier rendez‑vous de l’ère Ronaldo‑actionnaire est programmé dès vendredi soir avec un déplacement sur la pelouse d’Albacete.

L’Espagne, les Saoudiens… et l’ombre de Manchester United

Ce mouvement acte aussi le retour symbolique de Ronaldo dans le football espagnol, lui qui a empilé les trophées avec le Real Madrid entre 2009 et 2018 avant de filer à la Juventus. Mais cette fois, c’est en coulisses qu’il entend peser, dans un club plus jeune que lui – l’UD Almería n’a été fondée qu’en 1989.

Le deal s’inscrit dans la continuité de la mainmise saoudienne sur le club andalou, passé en 2025 sous le contrôle d’un consortium emmené par Mohamed Al‑Khereiji. Proche de Ronaldo, cet homme d’affaires saoudien, déjà omniprésent dans les médias et les projets sportifs du royaume, aurait d’ailleurs joué un rôle dans son arrivée à Al‑Nassr après sa séparation explosive avec Manchester United en 2022.

« Nous sommes ravis que Cristiano ait choisi notre club pour investir », s’est félicité Al‑Khereiji, président d’Almería, qui loue la connaissance intime de la Liga de l’attaquant portugais et sa capacité à renforcer le projet, des pros à l’académie. De quoi donner un visage mondial à une structure déjà portée par les capitaux du Golfe, dans le prolongement de la stratégie d’influence saoudienne sur le football européen.

Cette prise de participation fait aussi écho aux déclarations répétées de Ronaldo sur son envie de devenir un jour propriétaire d’un grand club, lui qui assurait récemment qu’il « saurait régler » les problèmes structurels de Manchester United s’il en détenait les clés. En choisissant Almería comme laboratoire, CR7 ouvre la porte à une nouvelle carrière : celle d’un homme d’affaires décidé à peser sur l’avenir du jeu autant qu’il l’a marqué sur le terrain.