À l’approche du Mondial 2026, une inquiétude majeure émerge : certaines sélections pourraient être privées de leur public. En cause, les restrictions de voyage pointées par Amnesty International, qui alerte sur un risque réel pour les supporters africains.
Dans son dernier rapport, l’ONG met en lumière les conséquences de la politique migratoire américaine, alors que les États-Unis accueilleront la majorité des matchs du tournoi. Plus de 500 000 expulsions ont été recensées en 2025, un chiffre qui interroge sur la capacité d’accueil des fans internationaux. Des nations comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire pourraient être directement impactées, avec des supporters empêchés de se déplacer, privant ainsi les équipes de leur fameux « douzième homme », souvent décisif dans les grandes compétitions.
Les signaux inquiétants se multiplient déjà. Le refus de visas à des supporters congolais lors des qualifications en Amérique du Nord illustre les obstacles concrets auxquels pourraient faire face les fans africains. Amnesty évoque également des restrictions possibles sur certaines libertés aux États-Unis, susceptibles d’altérer l’expérience des visiteurs. À quelques mois du tournoi, la pression monte sur la FIFA, qui devra garantir une compétition réellement ouverte, inclusive et accessible à tous, du 11 juin au 19 juillet 2026.

