La revanche de coach Vahid

Vahid Halilhodzic a vu sa cote grimper en flèche dans le monde du football, depuis la qualification de l’Algérie pour les 8e de finale de la Coupe du monde. Mais le sélectionneur des Fennecs ne veut pas que l’aventure s’arrête en si bon chemin.

Du côté de la sélection algérienne, le contrat est rempli : pour la première de leur histoire, les Fennecs vont disputer un 8e de finale de la Coupe du monde. Mais c’est aussi une petite revanche pour Vahid Halilhodzic, souvent critiqué par la presse algérienne ces derniers mois et un peu oublié en France, où il a notamment entraîné le PSG, le LOSC et le Stade Rennais. Je n’ai pas toujours apprécié l’image qu’on m’a donnée à un certain moment. J’étais dégoûté qu’on dise que je suis dur avec les gens. Ça m’a embêté quand je suis parti, a expliqué le sélectionneur algérien sur les ondes de RMC. Mais partout où je suis passé, j’ai eu pas mal de succès. Certaines personnes m’ont oublié un peu vite mais je sais la passion que j’ai pour le football. Peut-être que c’est une petite revanche, mais je ne raisonne pas comme ça.

Déjà dans l’histoire du football algérien, qu’il quittera à l’issue de ce Mondial, Vahid Halilhodzic n’a néanmoins pas envie de rentrer chez lui tout de suite. Lundi, l’Algérie affrontera l’Allemagne dans ce qui constitue l’affiche la plus déséquilibrée de ces 8e de finale. C’était déjà déséquilibré au départ contre la Belgique et la Russie, a rappelé aux micros de la station généraliste celui qui est surnommé coach Vahid. Mais dans cette Coupe du monde, on ne sait jamais. Il y a des équipes qui sont déjà parties parce qu’elles pensaient la gagner avant de la jouer. Et quand vous voyez l’Italie, l’Angleterre, le Portugal, l’Espagne déjà éliminés… c’est exceptionnel d’être dans les 16 meilleures équipes.

Pour motiver ses troupes, Vahid Halilhodzic fera appel à l’histoire algérienne en Coupe du monde. En 1982, les Fennecs avaient déjà réussi à battre l’Allemagne lors d’un match de poules : Je disais encore ce matin (ndlr : vendredi) qu’en 1982, une équipe algérienne a déjà battu une grande équipe d’Allemagne, alors pourquoi pas nous ? Une éventuelle victoire qui pourrait donner un quart de finale très chaud face à la France. Ce qui permettrait à Vahid Halilhodzic d’une nouvelle fois se rappeler au bon souvenir des présidents de Ligue 1