L’Allemagne a logiquement dominé les Etats-Unis (1-0) et termine en tête du groupe G. Les deux équipes sont toutefois qualifiées pour les 8e de finale et attendent désormais de connaître le nom de leurs adversaires.

Tout est bien qui finit bien. L’arrangement tant redouté entre l’Allemagne et les Etats-Unis, deux équipes qui n’avaient besoin que d’un point pour se qualifier, n’a pas eu lieu. Et la victoire des joueurs de Joachim Löw sur le plus petit des écarts (1-0) n’a pas empêché ceux de Jürgen Klinsmann de se qualifier avec eux. Malgré sa victoire contre le Ghana dans l’autre match (2-1), le Portugal avait un trop grand écart à combler en terme de différence de buts, pour le plus grand bonheur d’une Team USA qui disputera les 8e de finale d’une Coupe du monde comme il y a quatre ans en Afrique du Sud ou en 1994 à domicile (c’était également le cas en 1934 et en 2002).
Elle affrontera le 1er du groupe H, car elle n’a pas pu contester la place de leader à une Allemagne bien trop forte pour elle, surtout physiquement. La Nationalmannschaft n’a pas eu à forcer son talent et a pu rassurer après une dernière sortie ratée devant le Ghana (2-2). Maîtrisant les débats, elle a fait la différence grâce à l’inévitable Müller, auteur de son quatrième but dans cette Coupe du monde d’une jolie frappe bien placée à de l’entrée de la surface (55e, 1-0). Entré à la pause, Klose est quant à lui passé tout proche d’effacer Ronaldo des livres d’histoire avec un 16e but dans une phase finale de Coupe du monde, mais sa tête n’était pas cadrée (52e).
Un score qui faisait le bonheur des deux équipes : après une première période rythmée, le second acte fut bien moins intéressant. Les Etats-Unis, qui ont dû attendre les dernières secondes pour inquiéter enfin Neuer grâce à leur capitaine Dempsey (90e+2), n’ont jamais tenté d’emballer la partie malgré ce score à leur défaveur. Pour le plus grand plaisir d’une Allemagne qui n’a pas eu à puiser dans ses ressources pour conserver ce court avantage, pas aidée qui plus est par un Özil toujours aussi fantomatique en attaque. Sauf surprise, la Belgique devrait se dresser sur la route des Américains, tandis que l’Allemagne pourrait retrouver l’Algérie ou la Russie au prochain tour.

