L’Allemagne frappe un grand coup

L’Allemagne a surclassé le Portugal, lundi après-midi, à Salvador (4-0). Auteur d’un triplé, Thomas Müller a bénéficié de la nervosité et des errements portugais, trop maladroits pour inquiéter des Allemands tout en maîtrise.

Le choc annoncé entre l’Allemagne et le Portugal n’a finalement pas eu lieu, les premiers surclassant les deuxièmes, incapables de faire déjouer la Nationalmannschaft. Celle-ci mettait d’emblée la main sur le jeu grâce notamment à Mario Götze, Mesut Ozil et Sami Khedira. Le Portugal, volontaire offensivement mais peu rassurant en défense, se faisait tout de suite peur avec une frappe de Khedira juste à côté du but vide, sur un dégagement raté du gardien Rui Patricio (8e). Deux minutes plus tard, Mario Götze était accroché par Pereira dans la surface portugaise et offrait un pénalty à la Mannschaft, transformé par l’attaquant de son coéquipier au Bayern Munich, Thomas Müller (1-0, 12e)

Les malheurs portugais se poursuivaient avec le claquage de Hugo Almeida, contraint de laisser sa place à Eder (28e). Puis, quatre minutes plus tard, le coup de tête de Mats Hummels venait crucifier Rui Patricio sur corner (2-0, 32e). Les affaires se compliquaient encore un peu plus pour le Portugal quand Pepe infligeait une claque à Müller. Expulsé, le défenseur du Real Madrid laissait ses coéquipiers sombrer sur une frappe lourde de Müller qui agrémentait la supériorité technique allemande d’une large avance à la pause (3-0, 45+1e).

Le récital Thomas Müller


La domination des hommes des Joachim Löw reprenait dès le retour des vestiaires. Et avec elle la mauvaise fortune du Portugal, perdant Fabio Coentrao, probablement victime d’un claquage lui aussi (63e). Sans pression, l’Allemagne portait toujours le danger dans le camp adverse. Elle marquait même un quatrième but sur un centre à ras de terre, mal capté par Rui Patricio et repris par Thomas Müller (4-0, 78e), auteur d’un triplé portant son total en Nationalmannschaft à 20 buts en 50 sélections. Remplacé par Lukas Podolski (82e), l’attaquant du Bayern Munich incarne une sélection allemande sereine et confiante. Tout l’inverse des Portugais, à l’image de Cristiano Ronaldo, fantomatique et pétri de doutes après un premier match cauchemardesque.

Thibaud Le Meneec