Dans le groupe B marqué par l’écrasante victoire des Pays-Bas face à l’Espagne (5-1), le Chili a sa carte à jouer pour la qualification. Suivez la rencontre entre le Chili d’Alexis Sanchez et l’Australie, considérée comme le petit poucet de cette Coupe du monde.

3-1
Chili Australie

Buts :
Chili : Alexis Sanchez (12e), Valdivia (14e), Beauséjour (92e)
Australie : Cahill (36e)

92e / 3-1 > BUT DE BEAUSEJOUR
Le Chili libéré par ce but de son attaquant remplaçant. Victoire au final pas si simple du Chili mais ô combien précieuse, après la déroute de l’Espagne face au Pays-Bas (5-1). Ce groupe B s’annonce plus serré que prévu !

88e / 2-1 > Remplacement Chili
Pinilla remplace Vargas.

84e / 2-1 > Vargas averti
Carton jaune pour le Chilien.

78e / 2-1 > Remplacement Australie
Mark Bresciano emplacé par James Troisi.

70e / 2-1 > Remplacements
Valdivia par Beauséjour côté Chili, Oar par Halloran côté Australie.

68e / 2-1 > Milligan averti
Carton jaune pour l’Australien.

60e / 2-1 > Sauvetage sur la ligne !
Wilkinson évite un but chilien qui semblait inévitable !

60e / 2-1 > Remplacement Chili
Gutierrez remplace Vidal.

57e / 2-1 > Jedinak averti
Carton jaune pour l’Australien.

57e / 2-1 > Occasion australienne
Nouvelle occasion franche pour les jaunes avec une belle frappe cadrée de Bresciano repoussée par le portier Chilien, Bravo.

53e / 2-1 > But australien refusé
Pour une fois, pas d’erreur d’arbitrage : il y avait bien hors jeu !

50e / 2-1 > Remplacement
Ryan McGowan remplace Franjic, touché.

45e / 2-1 > MI-TEMPS
Copieuse domination chilienne mais l’Australie reste dangereuse en contre. Le scénario d’une victoire écrasante du Chili, qui semblait se dessiner en début de rencontre, pourrait laisser place à celui d’une monumentale surprise. Ce début de Coupe du monde est décidément passionnant !

36e / 2-1 > CAHILL REDUIT LA MARQUE
L’attaquant australien marque de la tête et relance cette rencontre qui semblait à sens unique.

14e / 2-0 > BUT DE VALDIVIA
Sanchez se mue en passeur pour Valdivia. Le Chili fait déjà le break. L’Australie n’a pas les armes défensives pour tenir le choc.

12e / 1-0 > ALEXIS SANCHEZ OUVRE LA MARQUE
L’attaquant du Barça trouve la faille sur la première vraie incursion des Chiliens dans la surface de réparation australienne.

10e / 0-0 > Domination chilienne
Sans surprise, le Chili monopolise le ballon. Sans toutefois se crée d’occasion franche pour l’instant.

1e / 0-0 > Coup d’envoi
C’est parti pour cette rencontre a priori très déséquilibrée entre le Chili d’Alexis Sanchez et d’Arturo Vidal et l’Australie, considérée comme le petit poucet de cette Coupe du monde.

00h00 – à Cuiaba (groupe B) – beIN Sports

Les compositions
Incertain jusqu’au bout, Arturo Vidal est finalement titulaire pour affronter l’Australie, pour l’entrée en lice du Chili dans cette Coupe du monde. Le joueur de la Juventus Turin est associé à Charles Aranguiz et Marcelo Diaz au milieu, derrière Jorge Valvidia, meneur de jeu au soutien du duo Sanchez – Vargas.

Du côté de l’Australie, les vétérans Tim Cahill et Mark Bresciano sont alignés d’entrée.

Chili : Bravo – Isla, Medel, Jara, Mena – Aranguiz, Diaz, Vidal – Valdivia – Sanchez, Vargas.

Australie : Ryan – Franjic, Wilkinson, Spiranovic, Davidson – Milligan, Jedinak – Leckie, Cahill, Oar – Bresciano.

Débat d’avant-match : piquant, ce Chili ?

Le Chili est capable de tout, et surtout du meilleur. Pour s’en apercevoir, il suffit de jeter un coup d’œil aux résultats de la sélection de Jorge Sampaoli, capable de battre l’Angleterre (2-0), d’accrocher l’Espagne (2-2) en match amical puis la Colombie (3-3) en éliminatoire de la Coupe du monde et enfin de s’incliner de justesse contre l’Allemagne (0-1) et le Brésil (1-2). Le Chili est bien une nation forte du continent sud-américain qui rêve de se sortir de cette poule très compliquée, comme nous a confié Felipe Ogrodnik, journaliste au quotidien El Mercurio : Nous sommes dans un groupe très difficile et nous pourrions affronter le Brésil en huitièmes de finale… Je crois que le principal objectif est de passer ce premier tour.

Pour cela, les Chiliens ne devront pas manquer leur entame dans ce Mondial vendredi contre l’Australie, nation la plus faible du groupe et contre qui il ne faudra pas abandonner de points en route et sans doute soigner sa différence de but. Les coéquipiers du Barcelonais Alexis Sanchez joueront ensuite face à l’Espagne et enfin contre les Pays-Bas dans ce qui pourrait être une première finale afin d’obtenir son ticket pour les huitièmes de finale. Felipe Ogrodnik sait que les joueurs chiliens pourront compter sur le soutient de leurs supporters, très confiants : il y a énormément d’attentes au Chili. Certaines personnes parlent même d’une place en demi-finale. Une demie qui semble tout de même difficile à aller chercher, surtout si le Brésil se dresse sur la route de l’autre Roja de ce Mondial.

L’inquiétude subsiste autour d’Arturo Vidal

S’ils pourront compter sur Alexis Sanchez, remis d’une blessure à l’épaule et excellent avec le Barca cette saison, les Chiliens sont dans le doute en ce qui concerne leur milieu de terrain Arturo Vidal. Indispensable avec la Juventus de Turin, Vidal a toujours le genou droit douloureux. Dans les pages sport du jour du quotidien El Mercurio, on peut voir une photo de lui en train de marcher avec une grosse poche de glace posée sur le genou. Il pourrait ne pas prendre de risque lors du premier match et se préserver pour les chocs contre l’Espagne et les Pays-Bays.

Mais la paire d’attaquants de la Roja sera bien là pour débuter la compétition. A la veille de leur premier match, El Mercurio affiche d’ailleurs son duo, composé d’Eduardo Vargas et d’Alexis Sanchez sur une double page. Le quotidien le présente même comme un des duos les plus dangereux du Mondial. Nul doute que Sanchez et Vargas tenteront de confirmer ce statut dès vendredi contre les Australiens afin de lancer leur Mondial pour pourquoi pas un exploit à l’arrivée…

L’ambition de l’Australie : ne pas tout perdre

Entourée de l’Espagne, championne du monde en titre, des Pays-Bas, finalistes en 2010, et du Chili, troisième des éliminatoires de la zone Amsud, l’Australie est vouée à jouer le rôle de faire-valoir dans ce groupe B plus que relevé. Le sélectionneur Ange Postecoglou ne s’en cache pas et a simplement expliqué que l’objectif était surtout d’intéresser les Australiens au football à travers le style de jeu de son équipe et de les inciter à rester éveillés pour regarder les matchs de leur sélection. Les joueurs pensent qu’ils peuvent gagner un ou deux matchs et visent certainement le deuxième tour, mais je ne crois pas que ce soit très réaliste, nous avoue David Mark, journaliste et présentateur au sein du groupe ABC, conscient de la motivation des joueurs australiens mais aussi de leurs moyens limités compte tenu du tirage au sort qui leur a été réservé.

La star : Tim Cahill comme ambassadeur
Pensionnaire d’Everton durant huit saisons, Tim Cahill est la star incontestée du football australien. Aujourd’hui aux New York Red Bulls, le natif de Sydney est une véritable idole de l’autre côté du Pacifique, où ses exploits et ses célébrations de buts très made in Australia – il boxe les poteaux de corner à la manière d’un kangourou – lui ont valu une réputation sans égal. David Mark nous confie son admiration pour le plus Anglais des Australiens : Il sait tout faire. Au début, il était milieu relayeur, puis il a commencé à jouer attaquant. Il est très fort de la tête et est connu pour sa capacité à aller vite de l’avant. Il est le meilleur buteur de l’histoire des Socceroos avec 31 buts, dont le premier de l’Australie en Coupe du monde (en 2006 contre le Japon).

Style : le pari du jeu
L’Australie a sensiblement modifié sa philosophie de jeu depuis l’arrivée d’Ange Postecoglou à la tête des Socceroos. D’origine grecque, le sélectionneur australien a apporté un vent de fraîcheur venu d’Europe et fait intégrer à ses joueurs un système de jeu en totale rupture avec ce que l’Australie avait pour habitude de montrer. David Mark nous explique que traditionnellement, le jeu de l’Australie est très physique. Mais cela a changé depuis que certains joueurs évoluent en Europe. Ange Postecoglou prône un jeu d’attaque fait de possession et de passes courtes. Les Socceroos évoluent généralement dans un 4-2-3-1 où Tim Cahill, Mark Bresciano et Mile Jedinak, talentueux milieu de terrain de Crystal Palace, semblent profiter de leur statut pour jouir d’une certaine liberté qui n’est pas pour déplaire aux supporters australiens, pas mécontents d’apprécier le renouveau footballistique de leur pays.