Coupe de France : l’élimination de l’OL arrange la FFF, la finale pourra rester au Stade de France avec une date avancée !

L’élimination de l’Olympique Lyonnais en Coupe de France simplifie la donne pour la Fédération française de football, qui espère sauver la traditionnelle finale au Stade de France malgré un calendrier bousculé par les travaux du Grand Paris.

La défaite des Lyonnais aux tirs au but face au RC Lens (2-2, 4-5 tab) ne change pas tout sportivement, mais elle pourrait bien tout clarifier logistiquement. Car depuis plusieurs semaines, la FFF se heurte à une équation complexe : comment maintenir la finale au Stade de France alors que l’enceinte de Saint-Denis sera partiellement inaccessible à cause de vastes travaux ferroviaires le week-end du 23 mai ?

Un casse-tête de calendrier pour la Fédération

Fermeture programmée des lignes B et D du RER, essais techniques liés au Grand Paris Express, contraintes de sécurité : autant de paramètres qui menacent d’asphyxier la circulation autour du stade ce week-end-là. Jusqu’à présent, aucun scénario ne semblait idéal. La date officielle du 23 mai coïncidait avec les coupures de transport, mais avancer la finale d’un jour — au vendredi 22 — risquait de chambouler la préparation de certains clubs engagés sur plusieurs fronts.

C’est là que la sortie de route de l’OL change tout. Toujours en lice en Ligue Europa (la finale étant prévue le 20 mai), le club rhodanien représentait un écueil majeur en cas de décalage au 22. La FFF se serait difficilement autorisée à faire disputer une finale nationale à une équipe trois jours seulement après un rendez-vous européen aussi important. Ce problème n’existe plus.

Selon plusieurs sources proches du dossier, la Fédération penche désormais pour un maintien de la finale à Saint-Denis, avec une légère anticipation du coup d’envoi. Une solution qui permettrait de préserver le prestige du Stade de France — symbole de la compétition depuis plus de vingt ans — tout en évitant les perturbations majeures liées aux transports.

Une ultime décision attendue sous peu

Les discussions entre la FFF, la préfecture de région et la SNCF se poursuivent, mais un compromis semble plus proche que jamais. L’autre option, envisagée un temps, consistait à délocaliser l’événement en province, à Lyon ou à Lille notamment, afin de conserver la date du 23 mai. Cette piste n’est toutefois plus prioritaire : Paris reste la vitrine historique de la Coupe de France, et les partenaires de la Fédération poussent pour y maintenir le grand rendez-vous.

La décision finale devrait intervenir dans le courant du mois de mars, une fois les calendriers européens et les travaux d’infrastructure définitivement synchronisés. En attendant, la Coupe de France poursuit son parcours sportif avec un dernier carré inédit, tandis que la FFF se félicite, en coulisses, d’avoir évité une situation logistique encore plus complexe.

Reste à savoir si Saint-Denis, entre rails en travaux et restrictions de transport, pourra redevenir le cœur battant du football français le temps d’une soirée de printemps.