Clash entre Mourinho et Lucho Gonzalez lors du choc Benfica – Porto !

La rivalité entre José Mourinho et le FC Porto a ressurgi dimanche soir, au terme d’un Clasico bouillant conclu sur un nul (2-2).

Expulsé dans les dernières minutes, le coach de Benfica s’en est pris à Lucho Gonzalez, adjoint du FC Porto, qu’il accuse de l’avoir traité de “traître” à plusieurs reprises. Un énième épisode dans la longue histoire d’amour et de rancune entre “The Special One” et son ancien club.

Le duel entre Benfica et Porto n’a pas seulement livré du spectacle sur la pelouse. À la fin d’un affrontement électrique, José Mourinho, furieux, a dû être contenu par son staff après un échange houleux avec Lucho Gonzalez, désormais adjoint de Francesco Farioli sur le banc des Dragons. Expulsé par l’arbitre en toute fin de match, le technicien portugais a vidé son sac en conférence de presse, visiblement blessé par les mots du champion d’Europe 2004.

“Il m’a traité de traître. Pas une fois, mais vingt ou trente fois”, a pesté Mourinho devant les journalistes. “Traître de quoi ? Parce que je me bats pour Benfica ? Quand lui est parti à Marseille, était-il un traître ?”

La plaie encore ouverte entre Mourinho et Porto

Ce terme de “traître” n’est pas anodin pour un homme qui a bâti sa légende à Porto avant de devenir l’un des entraîneurs les plus titrés du XXIe siècle. Avec les Dragons, Mourinho avait conquis la Ligue des champions en 2004 avant de filer à Chelsea, marquant le début d’une carrière galactique… mais aussi d’une rupture profonde avec une partie du public portista.

Ses retours au Portugal, souvent sur des bancs rivaux, ont régulièrement ravivé ce ressentiment. À Benfica, où il tente désormais de relancer un projet ambitieux, Mourinho incarne la modernité et la discipline, mais il reste un symbole contrasté dans un pays où le foot se confond souvent avec l’identité des clubs.

Selon plusieurs médias portugais, l’altercation entre les deux hommes aurait commencé dès le tunnel, où des propos virulents auraient fusé avant l’intervention du quatrième arbitre. Lucho Gonzalez, connu pour son tempérament calme lorsqu’il était joueur, n’a pas encore réagi publiquement aux accusations de Mourinho, tandis que Porto n’a pas souhaité commenter l’incident.

Un Clasico sous tension et une rivalité ravivée

Cet accrochage vient mettre un peu plus de feu à un championnat déjà passionnant, où Benfica et Porto se livrent un duel serré en tête du classement. Le match nul n’arrange personne sur le plan sportif, mais il relance un vieux feuilleton émotionnel : celui du lien brisé entre Mourinho et Porto.

Pour le “Special One”, ce genre de confrontation dépasse le simple cadre sportif. “Je donne tout pour mon équipe. Je n’ai de comptes à rendre à personne sauf à mes joueurs et mes supporters”, a-t-il conclu, avant de quitter la salle, visiblement encore meurtri.

À Lisbonne comme à Porto, les supporters s’enflamment déjà sur les réseaux. Preuve que, vingt ans après ses triomphes européens, Mourinho continue de diviser… et d’enflammer le futebol portugais.