Encore une fois, Chelsea s’est sabordé sur la scène européenne. Battus 5-2 par le PSG mercredi soir en Ligue des Champions, les Blues ont vu leurs espoirs d’exploit s’envoler, plombés par un Filip Jørgensen en grande difficulté. Et pour Jamie Carragher, consultant pour CBS Sports, ce naufrage n’a rien d’une surprise : le problème est connu depuis des mois, mais rien ne change à Stamford Bridge.
Le visage fermé de Liam Rosenior à la fin de la rencontre en disait long. Son équipe, séduisante par séquences, a explosé dès que la pression parisienne s’est accentuée. En cause, une fébrilité constante dans les cages incarnée par Jørgensen, auteur d’une prestation catastrophique au Parc des Princes. « Chelsea ne méritait pas de perdre 5-2, mais ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes », a lâché Jamie Carragher, lucide et tranchant sur le plateau de CBS. « Comment espérer aller loin en Europe avec un gardien d’un tel niveau ? Cela fait longtemps que je le dis : tant qu’ils ne régleront pas ce problème, ils ne franchiront pas un cap. »
Un dilemme que Chelsea ne sait plus résoudre
Depuis le départ d’Édouard Mendy, le poste de gardien ressemble à une énigme insoluble pour les Blues. Kepa Arrizabalaga n’a jamais convaincu, Robert Sánchez a alterné le bon et l’inquiétant, et voilà désormais Jørgensen projeté dans un rôle de numéro un sans la moindre certitude. Cette instabilité permanente ruine la confiance d’un collectif déjà fragile, malgré les investissements colossaux réalisés depuis l’arrivée de Todd Boehly.
Liam Rosenior, nommé pour redresser une équipe en quête d’identité, a tenu à défendre son choix. « Filip a mon soutien total, il est jeune et apprend vite », a déclaré le coach londonien en conférence de presse. Mais les faits sont têtus : Chelsea concède trop, encaisse trop, et perd cette solidité défensive qui faisait autrefois sa marque. Face à des équipes comme Paris, cela se paie cash.
Pour Carragher, la solution passe par un recrutement fort dès cet été. « Si Chelsea veut redevenir compétitif, il leur faut un gardien de classe mondiale, pas seulement un prospect prometteur », a-t-il insisté, rappelant que « tous les grands clubs commencent par là : la sécurité derrière. »
La remarque sonne comme un avertissement : sans colonne vertébrale solide, le projet londonien risque de rester un patchwork coûteux, incapable de rivaliser avec les cadors européens. Chelsea devra choisir entre la patience et la lucidité, mais à l’évidence, le temps ne joue plus en sa faveur.

