Trois buts encaissés, zéro marqué, et une 6e place qui sent le roussi. La défaite humiliante face à Manchester City (0-3) dimanche a remis Chelsea sous pression, à quelques semaines d’un sprint final décisif pour une place en Ligue des Champions.
Dans la tempête, Liam Rosenior a choisi la franchise plutôt que la langue de bois.
L’ancien coach de Strasbourg a invoqué les exemples Guardiola et Klopp — tous deux érigés en modèles de patience institutionnelle — pour défendre son bilan et réclamer la continuité. Une comparaison audacieuse, presque provocatrice, tant Chelsea a précisément bâti sa réputation sur l’inverse : une instabilité managériale chronique avec plus de 20 entraîneurs en 25 ans sous l’ère Abramovich et ses successeurs.
C’est là que réside le vrai pari. Selon nos informations, la direction des Blues serait prête à maintenir Rosenior en poste même sans qualification européenne en C1 — un signal rare dans l’histoire récente du club. La question n’est plus seulement sportive : elle est culturelle. Chelsea peut-il enfin apprendre la vertu de la patience ?
Réponse en fin de saison.

