En rejoignant le Dynamo Moscou et la Russie, Mathieu Valbuena espère relancer sa carrière en club et ne pas compromettre son avenir en équipe de France. Un choix que dautres internationaux ont fait avant lui, sans y vivre la meilleure période de leurs carrières.

Les Bleus exilés en Russie ont connu des fortunes diverses. Lassana Diarra, parti en Première Ligue en 2012, fait partie de ceux pour qui ce pays sourit. Arrivé à lAnzhi Makhachkala il y a deux ans, lancien Madrilène (2009-2012) sest rapidement imposé comme un bon élément du groupe avant de déménager avec le Lokomotiv Moscou. En termes de bilan, linternational français (28 sélections) a disputé 45 matches en deux saisons, et pourrait revenir sur le Vieux Continent, à Naples, pour montrer quil dispose toujours des qualités indispensables à un bon milieu défensif.
Bilan plus contrasté pour Djibril Cissé, en revanche, qui naura passé que six mois au Kouban Krasnodar, de juillet à décembre 2013. Le temps dêtre relégué dans la hiérarchie des attaquants et de ne disputer que les rencontres de Ligue Europa, laventure russe de Cissé touche à sa fin au mercato dhiver 2013-2014 avec sa signature à Bastia. Jai signé là-bas parce quil y avait la Ligue Europa. Là, on est éliminé, déclarait-il deux semaines avant de revenir en France. Et je ne sais pas si le championnat russe, ça suffit pour être compétitif. Donc il faut penser à changer.
Exil salutaire ou fiasco systématique ?
Il a été rejoint en Europe cet été par Yann MVila, prêté à lInter Milan par le Rubin Kazan. Je vais mexiler, pour me refaire une santé et revenir encore plus fort, déclarait-il au moment de rejoindre Kazan. Je veux me concentrer uniquement sur le football. Pas dans les plans de son entraîneur, lancien Rennais voit son passage en Russie tourner au fiasco, et le départ de ce dernier en juillet dernier arrange les deux parties. Si le départ en Russie, comme sapprête à le vivre Mathieu Valbuena, peut représenter un exil salutaire pour des joueurs désireux de retrouver leur niveau loin dEurope, le retour sur le Vieux Continent nintervient que rarement après deux ans de pensionnat en Première Ligue russe, preuve quil est difficile de simposer là-bas.
Chris Mavinga semble prendre le même chemin. Débarqué au Rubin Kazan avec son compère du Stade Rennais à lhiver 2013, linternational espoir espère gagner sa place de titulaire en charnière centrale, mais lexode tourne au vinaigre et Mavinga est devenu indésirable au sein de la formation du Tatarstan. Son entraîneur, Rinat Bilyaletdinov, déclarait en mars : Mavinga a été mis en équipe réserve et il nen reviendra pas de sitôt. Je ne vois aucun atout pour Mavinga à part quil est plus grand que Nbiullin. Mathieu Valbuena est prévenu, le froid russe népargne personne.
Thibaud Le Meneec
