Libre depuis son départ de Getafe en juin dernier et remis d’une pubalgie tenace, l’ancien latéral du PSG Juan Bernat a trouvé refuge à Eibar, en deuxième division espagnole. À 32 ans, Bernat tente de relancer une carrière freinée par les blessures et le manque d’opportunités.
Revoir Juan Bernat sur un terrain de football, c’est désormais une question de jours. Absent des pelouses depuis mai 2025, l’Espagnol vient de s’engager avec la SD Eibar, club de Liga 2, pour tenter de redonner un nouvel élan à une carrière qui semblait s’être mise en pause. L’accord, officialisé ce jeudi, court jusqu’à la fin de la saison, avec une année supplémentaire en option selon les performances du joueur et la volonté du club basque.
Le défenseur de 32 ans avait quitté Getafe l’été dernier, sans contrat à l’horizon. Une pubalgie opérée peu après sa libération avait ralenti ses recherches d’un nouveau point de chute. « Remis à 100% », confiait-il déjà à la presse en octobre, Bernat n’attendait plus qu’une opportunité pour revenir au premier plan. Celle-ci s’est finalement matérialisée à Eibar, un club modeste mais stable, ancré dans un championnat compétitif où l’expérience et la rigueur défensive sont précieuses.
Un pari commun entre patience et ambition
Pour Eibar, quinzième de la Liga 2 avant la 28e journée, l’arrivée d’un joueur du calibre de Juan Bernat représente un petit événement. Le club, bloqué dans l’antichambre de l’élite depuis sa relégation en 2023, cherche avant tout à s’éloigner définitivement de la zone rouge – cinq points seulement le séparent encore du premier relégable. Dans cette lutte, la qualité et la connaissance du haut niveau de l’ancien international espagnol (12 sélections) pourront peser lourd.
Pour Bernat, c’est avant tout une question de renaissance. De Valence au Bayern Munich, puis du Paris Saint-Germain à Getafe, le latéral gauche a toujours su s’adapter à des environnements exigeants. Sa période parisienne, marquée par 13 buts, une finale de Ligue des champions et plusieurs titres nationaux, reste le sommet de sa carrière. Mais depuis sa grave blessure au genou en 2020, puis cette pubalgie l’an dernier, le temps a sérieusement freiné son élan.
Eibar lui offre donc une tribune idéale pour reprendre le rythme, loin de l’agitation médiatique et des projecteurs. Une marche adaptée à sa condition actuelle, mais qui pourrait bien rouvrir d’autres horizons si les performances suivent. À 32 ans, Bernat n’a sans doute plus le même volume physique qu’à ses débuts, mais son sens du placement, sa qualité technique et sa lecture du jeu demeurent des atouts certains à ce niveau.
Son pari est simple : rejouer, performer, et rappeler qu’il reste un latéral compétitif, même sur un terrain moins prestigieux. Celui d’Eibar, modeste mais ambitieux, pourrait bien redevenir le théâtre de sa renaissance.

