Il attendait peut-être le bon moment pour parler.
Au lendemain de la large victoire du PSG face à Liverpool (2-0) en Ligue des Champions, Achraf Hakimi a profité de la zone mixte pour s’exprimer sur un autre sujet qui agite le football africain depuis des semaines : la très controversée finale de la CAN 2025 impliquant le Maroc.
Le latéral droit parisien, 94 sélections au compteur avec les Lions de l’Atlas, n’a pas cherché à esquiver. Sur l’épisode de la serviette — l’un des moments les plus commentés et les plus critiqués de la finale —, Hakimi a lâché une phrase qui résonne comme un mea culpa partiel : « Je ne suis pas fier de l’image que nous avons donnée. » Une reconnaissance rare et courageuse de la part d’un cadre de l’équipe nationale, dans un dossier où les positions sont souvent tranchées et les tensions encore vives.
Pour autant, le Parisien n’a pas renoncé à défendre la cause marocaine sur le fond. « On respecte l’adversaire et la compétition. On ne peut pas quitter un terrain comme ça. J’espère que nous pourrons gagner, car nous le méritons« , a-t-il ajouté, maintenant fermement la position du Maroc quant à l’issue sportive de la rencontre. Un équilibre délicat entre autocritique sur la forme et conviction sur le fond.
Car l’affaire est loin d’être classée. Le dossier a été transmis au Tribunal Arbitral du Sport, qui devra rendre un verdict définitif sur les suites à donner à cette finale hors normes. En attendant, les déclarations d’Hakimi — mesurées, nuancées, mais claires — risquent de relancer le débat de part et d’autre de la Méditerranée.

