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CAN 2025 : et si la finale Sénégal–Maroc était rejouée ? La proposition choc de Daniel Riolo

Mouss Niakhate (Sénégal) - Photo by Icon Sport

Le verdict de la CAN 2025 continue d’agiter le continent africain. Sacré sur la pelouse, le Sénégal a vu son triomphe annulé sur tapis vert au profit du Maroc, après la décision de la CAF de sanctionner la sortie temporaire des Lions de la Teranga pendant la séance des tirs au but.

Un dénouement inédit qui laisse place à une confusion sans précédent : à qui revient réellement la couronne africaine ? Tandis que Dakar s’apprête à saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS), Rabat revendique légitimement son trophée. Dans ce chaos juridique et sportif, Daniel Riolo avance une solution aussi simple qu’explosive : rejouer la finale.

Une solution radicale pour sortir de l’impasse

Sur les ondes de RMC, dans l’After Foot, le célèbre éditorialiste n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la seule manière de rétablir l’équité serait de remettre les compteurs à zéro.
« Est-ce que la meilleure solution ne serait pas de rejouer cette finale ? », s’interroge-t-il avant d’insister sur la clarté du règlement. Le texte, selon Riolo, ne souffre d’aucune ambiguïté : le Sénégal aurait enfreint les règles, mais la sanction aurait dû tomber immédiatement, pas des semaines plus tard. Ce décalage dans le temps brouille, selon lui, la légitimité de la décision.

Le journaliste sportif met le doigt sur une faille institutionnelle de la CAF, qui, en retardant son verdict, a transformé un incident de jeu en crise politique. « On savait qu’après cette finale, on risquait de créer un précédent », a-t-il rappelé, évoquant l’impact psychologique que le geste sénégalais aurait pu avoir sur les Marocains, notamment sur le tireur qui allait frapper son penalty.

Mais à ses yeux, appliquer le règlement plusieurs semaines après la rencontre revient à « refaire l’histoire », une démarche difficilement défendable dans le cadre sportif. D’où cette idée de rejouer la finale, pour que la victoire soit cette fois indiscutable, sur le terrain et non devant les tribunaux.

Un débat qui dépasse le cadre du sport

La sortie de Riolo a fait mouche sur les réseaux sociaux, où partisans marocains et sénégalais s’affrontent à coups d’arguments juridiques et patriotiques. Les uns invoquent la stricte application du règlement, les autres dénoncent une injustice flagrante. Derrière ce bras de fer se cache une question plus profonde : que vaut la vérité du sport face à la justice administrative ?

En attendant la décision du TAS, la CAF se retrouve dans une position délicate, sommée d’éviter à tout prix un précédent qui pourrait fragiliser l’autorité de ses compétitions. Une hypothétique finale rejouée raviverait certes la flamme sportive, mais exposerait la Confédération à de nouveaux débats politiques et logistiques.

Et si, finalement, Daniel Riolo tenait malgré lui la clé d’une paix symbolique ? Une seule rencontre, sous les yeux du continent entier, pour rendre au football africain son arbitre le plus légitime : le terrain.

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