La CAN 2019 a connu deux réformes importantes. Une édition organisée en juin-juillet au lieu du début de l’année en janvier-février et un nombre d’équipes plus important avec au final 24 nations.

C’est une véritable révolution qui se prépare dans le monde du football africain. La CAF autrement dit la Confédération africaine de football a pris une décision importante en fin de semaine. L’organisation du football a expliqué qu’il y aurait des réformes par rapport à la prochaine Coupe d’Afrique des nations en 2019.

La compétition devrait non pas se dérouler en janvier-février mais en juin-juillet. Une nouvelle qui pourrait arranger beaucoup de monde et surtout les clubs européens. En effet, de nombreux joueurs comme par exemple Joël Matip (Liverpool) n’avaient pas pu participer à la dernière Coupe d’Afrique, bloqués par leurs clubs respectifs.

Une excellente initiative pour Alain Giresse, actuel sélectionneur du Mali: c’est vraiment une bonne idée. En tant qu’entraîneurs, nous le réclamions depuis longtemps car, jusqu’ici, nous étions soumis à de gros problèmes pour la libération des joueurs par leur club, explique l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux sur France 24.

L’initiative a été prise le 20 juillet dernier à Rabat (Maroc) par le tout nouveau président de la CAF, Ahmad Ahmad qui avait promis de faire changer les choses s’il était élu à la tête de l’association. Contrairement à son prédécesseur Issa Hayatou, le Malgache souhaite révolutionner le football africain et aurait confié cette lourde tâche à un groupe de travail spécial. Rappelons qu’au cours de son long mandat de près de 29 ans, Hayatou a toujours refusé de modifier le fonctionnement de la CAN.

Un plus grand nombre d’équipes

La deuxième modification de taille concerne le nombre d’équipes. En effet, la CAF veut s’inspirer du modèle européen en passant de 16 à 24 nations pour disputer cette CAN. Une initiative qui fait beaucoup de bruit car elle pourrait affaiblir le niveau de compétition comme certaines personnes l’annoncent.

Pour Alain Giresse, le problème concerne plus la préparation et l’accueil des équipes nationales:La question de la capacité d’accueil des pays va maintenant se poser. Surtout quand on voit la difficulté qu’ont aujourd’hui certains pays pour accueillir 16 équipes dans des conditions d’hébergement et d’entraînement correctes.

Une réforme qui pourrait poser problème pour le prochain organisateur de la CAN en 2019, à savoir le Cameroun. Le pays devra pouvoir fournir six stades au lieu de quatre habituellement. Jusqu’ici, l’hôte camerounais n’avait d’ailleurs guère semblé favorable à de tels changements. Une inspection sera d’ailleurs conduite début septembre dans le pays. En cas de résultats négatifs, le Maroc ainsi que l’Algérie seraient candidats pour prendre la relève.

Dernier point, étant donné que les éliminatoires de la CAN ont déjà débuté, il faudra donc trouver une nouvelle formule afin de distribuer 8 tickets supplémentaires pour remplir le critère du bon nombre d’équipes pour disputer la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.


Greg Zerbone