Alors que Barcelone fêtait son grand retour au Camp Nou, une enquête révèle des conditions de travail effarantes sur le chantier. Un séisme qui coûte déjà un million d’euros et ternit l’image du club.
La fête au Camp Nou aura été de courte durée. À peine revenus dans leur stade rénové, les Blaugranas se retrouvent plongés dans une nouvelle polémique. L’inspection du travail catalane a révélé que 79 ouvriers, majoritairement recrutés en Turquie, travaillaient sur le chantier sans les autorisations légales nécessaires. Des journées de 12 heures, sept jours sur sept, et même des licenciements après des plaintes : un tableau sombre qui contraste brutalement avec l’image festive du retour des supporters.
Selon El Periódico, les travailleurs avaient été engagés par Extreme Works, sous-traitant de Limak, la société turque chargée du projet. Une organisation chaotique, entre fausses promesses de régularisation et exploitation manifeste, qui a poussé l’inspection du travail à sanctionner l’entreprise d’une amende d’un million d’euros. Elle l’oblige également à régulariser sans délai la situation administrative des employés.
Face au scandale, le FC Barcelone a tenté d’éteindre l’incendie, affirmant exiger contractuellement le respect de la législation par toutes les entreprises collaboratrices. Mais cette affaire tombe mal : elle risque de retarder encore les travaux finaux et, surtout, d’alourdir un peu plus le climat autour d’un club déjà fragilisé.

