En pleine crise, le Lille OSC envisage un changement d’entraîneur en fin de saison, voire avant, si ça tourne mal.
Burak Yilmaz, icône des Dogues, ou Will Still, tacticien audacieux passé par Lens : quel choix pour inverser la dynamique ?
L’icône maison contre le rival innovant
Burak Yilmaz incarne l’âme du LOSC. Buteur prolifique sous les couleurs lilloises (36 buts en 66 matchs entre 2012 et 2015), ce Turc de 40 ans connaît le club par cœur et jouit d’un statut de légende vivante auprès des supporters. Formé comme adjoint puis promu entraîneur à Kayserispor cette saison, il prône un football direct, offensif, calqué sur ses propres qualités de finisseur. À Lille, il galvaniserait le vestiaire et le public du Pierre-Mauroy, surtout après les 7 défaites en 10 matchs de 2026. Mais son inexpérience au haut niveau (aucune saison complète en élite) pose question : capable de remonter la pente en Ligue 1, il risque de manquer de bouteille en Ligue Europa, où Lille joue encore sa survie.
Still, l’outsider qui connaît la Ligue 1
Will Still, 33 ans, représente le renouveau. Ce Britannique, passé par Reims puis Lens jusqu’en 2025, a marqué la Ligue 1 par son pressing intense et sa gestion d’effectifs limités. À Lens, il a tutoyé l’Europe et enflammé un public nordiste, prouvant sa capacité à fédérer dans un contexte rival. Libre depuis son départ des Sang et Or, il maîtrise déjà le championnat français et sait tirer le meilleur de jeunes talents comme ceux du LOSC (Santos, Giroud, les recrues post-Igamane). Son défaut ? Une instabilité chronique – évincé de Lens après des résultats en dents de scie – et un profil encore vert pour un club aux ambitions européennes. Pourtant, son 3-4-3 fluide collerait aux atouts lillois.
Yilmaz ramènerait de la passion brute, un électrochoc émotionnel pour un vestiaire sonné par les blessures et le mercato raté. Still, lui, injecterait de la fraîcheur tactique, essentielle pour concurrencer Monaco ou le PSG dans la course à l’Europe. Le LOSC, 8e après sa victoire à Angers, a besoin d’un leader fort face à Lorient ce week-end et au retour face à l’Étoile Rouge. Létang tranchera-t-il pour le cœur ou la raison ? Les Dogues attendent un sauveur, pas un intérim.
