Il y a les bonnes nouvelles qui font plaisir. Et celles qui font plaisir deux fois. Pour le Stade Rennais, la sélection de Brice Samba dans la liste des 26 de Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026 appartient clairement à la seconde catégorie.
Une place méritée, une saison convaincante
À 32 ans, le portier s’est imposé comme l’un des hommes d’expérience du vestiaire rennais grâce à sa régularité, son leadership et son sang-froid. Après une carrière construite patiemment, de Lens à Rennes en passant par Caen et Nottingham Forest, Samba franchit enfin l’étape ultime : une Coupe du monde. Au sein d’une liste qui alignait déjà Mike Maignan et le surprenant Robin Risser (RC Lens), le portier breton s’est frayé un chemin à la force de ses performances. Un choix fort du sélectionneur, qui récompense la constance plutôt que l’éclat.
Le mécanisme de solidarité FIFA s’enclenche
Mais la bonne nouvelle ne s’arrête pas là pour le club breton. La sélection de Brice Samba en équipe de France déclenche automatiquement le mécanisme de compensation FIFA prévu dans ce type de situation. Concrètement, la FIFA verse aux clubs formateurs et employeurs une indemnité calculée sur la base du salaire journalier du joueur, pour chaque journée passée avec sa sélection lors de la compétition. Pour un tournoi de la durée d’un Mondial — potentiellement sept matchs sur plus d’un mois — la somme peut s’avérer significative. Un apport non négligeable pour un club qui court toujours après une qualification européenne.
Lepaul absent, Samba présent : le bilan rennais reste positif
Cette liste laisse un goût d’inachevé avec l’absence d’Estéban Lepaul, meilleur buteur de Ligue 1 cette saison, cruellement oublié par Deschamps malgré 20 réalisations. Mais le Stade Rennais peut tout de même savourer. Samba au Mondial, c’est un rayonnement international pour le club, une vitrine pour recruter, et un chèque FIFA en prime. Trois bonnes raisons de sourire avant même le coup d’envoi du tournoi.

