Dans La Provence, Bouna Sarr estime que l’Olympique de Marseille n’a pas de problème en attaque. « L’an dernier, on a réussi à le faire, répond-t-il. On n’avait pas forcément d’attaquant attitré, “Mitro” et Valère se sont partagé le nombre de matches et quand ils ne marquaient pas, d’autres joueurs faisaient la différence. Les gens en parlent plus cette saison car on manque d’efficacité. Ça se voit davantage. Mais on garde confiance en nos attaquants, ce n’est pas évident pour eux. Ils bossent bien, mais ils ne sont pas forcément récompensés. On sait qu’à Marseille, quand un attaquant ne marque pas, il est vite pointé du doigt. Je ne suis pas là pour dire qu’il nous faut un attaquant plus efficace, ce n’est pas mon rôle. Si le club veut renforcer l’équipe, c’est à lui de prendre la décision. On fait avec ce qu’il y a aujourd’hui.

Avec un telle analyse, on comprend mieux pourquoi le défenseur latéral n’est pas interloqué par la composition baroque de Rudy Garcia dimanche dernier contre le PSG avec Dimitri Payet en faux 9. « C’est plus compliqué, c’est vrai. Mais c’est déjà arrivé de voir des équipes avec des faux 9, l’Espagne jouait bien avec Fabregas en attaque. C’est aussi à nous de nous adapter aux joueurs dans notre équipe. Quand le coach met Dim’ (Payet) en faux numéro 9, il faut peut-être centrer différemment, en retrait, au sol, dans des zones différentes… Sur ce match, c’est difficile car on ne l’a pas forcément travaillé. C’était un coup de poker du coach. Ce n’était pas une mauvaise idée, ça a même marché pendant 60 minutes.»