Blessures, fatigue… quel est le vrai problème du PSG ?

La bande à Luis Enrique a perdu les commandes de la Ligue 1 le week-end, mais plusieurs soucis peuvent expliquer cette baisse de régime.

Le Paris Saint-Germain réalise un début de saison mitigé en Ligue 1, pointant à la deuxième place avec 30 points après quatorze journées, à une longueur du leader lensois. Si les blessures ont évidemment perturbé le parcours parisien, elles n’expliquent pas tout. L’équipe de Luis Enrique a en effet laissé filer des points importants face aux gros du championnat, ne s’imposant ni contre Marseille, ni contre Monaco, ni contre Lille ou Strasbourg. Malgré cela, Paris reste porté par une défense solide – meilleure du championnat à égalité avec Lens – même si Lucas Chevalier, en difficulté sur les statistiques avancées, n’offre pas encore les garanties que donnent les gardiens des concurrents directs.

Le secteur offensif, lui, inquiète davantage. Là où Paris tournait à plus de trois expected goals par match la saison dernière, la production offensive est tombée sous les deux xG en moyenne. Les attaquants sont directement pointés du doigt, avec une efficacité en berne : Gonçalo Ramos, Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia ou Kang-in Lee n’ont pas répondu aux attentes, et statistiquement, aucun des avant-centres n’a encore marqué dans le jeu. Heureusement pour Paris, les milieux et les défenseurs compensent : Bradley Barcola, Nuno Mendes, Achraf Hakimi, João Neves ou Vitinha ont porté l’équipe grâce à des buts décisifs qui évitent un bilan comptable encore plus décevant.

Un gros calendrier ?

Pour nuancer ce début de saison poussif, il faut néanmoins rappeler le calendrier très corsé des Parisiens : le PSG est la seule équipe à avoir disputé huit de ses quatorze matchs à l’extérieur, dont des déplacements chez cinq des huit premiers actuels (Marseille, Lille, Lyon, Monaco, Toulouse). Cette difficulté initiale devrait mécaniquement laisser place à une phase retour plus favorable, avec davantage de réceptions au Parc des Princes. Autant d’éléments qui expliquent pourquoi Paris n’est pas plus haut, ni plus bas : un début de saison contrasté, mais avec une marge de progression réelle pour recoller au sommet.