Alors que l’OM est en pleine crise post-De Zerbi, la piste Habib Beye s’enlise dans un scandale de négociations anticipées qui fait grincer des dents à Rennes.
Habib Beye, pressenti comme le successeur idéal de Roberto De Zerbi à la tête de l’Olympique de Marseille, se retrouve au cœur d’un imbroglio judiciaire qui pourrait ruiner ses chances phocéennes. Tout a commencé fin janvier 2026, autour du 28, date à laquelle l’ancien entraîneur rennais aurait entamé des discussions discrètes avec les dirigeants marseillais. Ces échanges, survenus juste après l’humiliante élimination de l’OM face à Bruges en Ligue des Champions (3-0), se sont déroulés alors que Beye était encore fermement sous contrat avec le Stade Rennais. L’opération commando, impliquant potentiellement Medhi Benatia, directeur sportif de l’OM, visait à sécuriser un accord en urgence, mais elle a rapidement tourné au vinaigre.
Faute grave !
Rennes n’a pas digéré cette trahison présumée. Le club breton accuse Beye et trois de ses adjoints d’avoir franchi la ligne rouge en négociant avec un concurrent direct avant même la fin de leur collaboration. Mis à pied début février, l’ancien international français fait face à une procédure pour faute grave devant la LFP, où Rennes réclame des indemnités minimales en invoquant une clause de prolongation automatique liée à une qualification européenne. Le match de Coupe de France OM-Rennes le 3 février (victoire 3-0 des Phocéens, avec Beye encore sur le banc adverse) a cristallisé les tensions, transformant une simple rupture en bras de fer financier et disciplinaire.
Malgré les démentis formels de l’OM, qui nie tout contact prématuré, le dossier reste bloqué en attente d’une conciliation ou d’un arbitrage. Beye, connu pour son charisme et son attachement à Marseille, rêve toujours du Vélodrome, mais Rennes tient la corde avec ses poursuites privées. Pour l’OM, qui reçoit Strasbourg ce samedi sous les ordres intérimaires de Jacques Abardonado, le risque est clair : sans résolution rapide, la piste Beye pourrait s’évaporer, forçant les dirigeants à se tourner vers d’autres options dans une intersaison déjà chaotique.
