Habib Beye, encore sous contrat à Rennes fin janvier, a-t-il déjà pris le thé avec l’OM ? Rennes crie au scandale, Marseille dément mollement, et le foot français retient son souffle devant ce dossier brûlant.
Les faits s’empilent comme une défense à trois en contre. Fin janvier, vers le 28 précisément, Beye aurait entamé des discussions discrètes avec Marseille, alors qu’il coachait encore Rennes – et encaissait un 3-0 en Coupe de France le 3 février contre ces mêmes Phocéens. Sauf que l’OM jure ses grands dieux n’avoir rien tenté avant ce match explosif, et les Bretons contre-attaquent avec une procédure judiciaire lancée le 11 février contre Beye et trois adjoints, visant une faute grave pour saboter le vestiaire. Les chiffres ? Beye réclamait 18 mois d’indemnités – son contrat jusqu’en juin 2026 plus l’option européenne activée par la 6e place –, soit potentiellement 1,6 million d’euros au bas mot, vu son salaire annuel autour de 1,08 M€ ; Rennes refuse et porte l’affaire à la commission LFP le 17 février.
Rupture explosive !
Et pourtant, Marseille persiste : un contrat d’1 an et demi jusqu’en juin 2027 déjà sur la table, révélé par Canal+ le 10 février, malgré ce bourbier administratif. On ne sait pas encore si Rennes a des preuves béton des contacts – SMS, mails ? –, les chiffres des indemnités se contredisent selon les camps, et l’éthique en prend un coup dans un championnat où les entraîneurs sautent plus vite qu’un hors-jeu refusé. L’OM peut-il miser sur un profil aussi sulfureux, avec Rennes menaçant les Prud’hommes ? Les supporters marseillais, eux, s’en fichent souvent tant que ça gagne – mais cette ombre plane, lourde comme un 0-0 à domicile.

