C’est désormais clair : Medhi Benatia a tranché. Le directeur du football de l’Olympique de Marseille, conforté dans ses fonctions avec des prérogatives élargies, tient sa priorité pour le banc olympien. À 99%, selon Libération, Habib Beye devrait devenir le nouvel entraîneur marseillais. Une décision audacieuse qui en dit long sur la nouvelle ligne de conduite au sein du club phocéen.
Après des semaines de flottement et de tractations internes, l’OM avance enfin vers une issue concrète. À la manœuvre, Medhi Benatia, désormais confirmé comme véritable patron sportif du club, assume pleinement son choix : miser sur Habib Beye. L’ancien capitaine olympien, connu pour son exigence, son verbe maîtrisé et son approche méthodique du jeu, coche toutes les cases du profil voulu : un entraîneur à forte identité, capable d’incarner le projet et de reconnecter le vestiaire à l’institution.
Benatia veut un visage identifiable
Depuis son arrivée dans l’organigramme marseillais, Benatia n’avait jamais caché son admiration pour la rigueur et la clarté de Beye, qu’il a plusieurs fois évoqué publiquement. Son plan est simple : redonner une cohérence sportive à un club souvent secoué par l’instabilité. Beye, de par son parcours et son attachement à la maison bleue et blanche, s’inscrit dans cette logique de continuité et de reconstruction.
Selon Libération, les discussions sont désormais à un stade très avancé. Le départ du technicien du Stade Rennais, où il occupait un rôle d’adjoint, serait déjà réglé. L’objectif est de permettre à l’ancien international sénégalais de rejoindre Marseille dès que possible, afin de ne pas perdre de temps dans la préparation des prochaines échéances.
Sa mission est clairement définie : ramener l’OM dans le top 3 du championnat d’ici la fin de saison. Un objectif à court terme, mais indispensable pour garantir une qualification directe en Ligue des champions et assurer au projet Benatia une crédibilité immédiate sur la scène européenne.
Un pari maîtrisé
Si la trajectoire paraît linéaire sur le papier, le pari reste audacieux. Beye ne dispose pas encore d’une grande expérience sur un banc de Ligue 1 — son parcours d’entraîneur à Red Star en National faisait de lui un technicien prometteur, mais encore en phase d’apprentissage. Benatia, quant à lui, préfère y voir une force : la fraîcheur des idées, la capacité à parler le langage des joueurs, et une connaissance intime de la pression marseillaise.
Autre détail révélateur du nouveau cap phocéen : Beye devrait venir sans staff étoffé et avec un salaire mesuré. Un signe d’humilité et de confiance, mais aussi la volonté du club d’amorcer un projet sportif plus rationnel après plusieurs années de dépenses mal calibrées.
En confiant les clés du vestiaire à un ancien de la maison, Benatia ne cherche pas simplement un entraîneur, mais un symbole. Si le pari se révèle gagnant, c’est toute la philosophie du nouvel OM — lucide, exigeant, et recentré sur son identité — qui prendra forme autour du duo Benatia-Beye.
