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Beye en excès de confiance au retour de Marbella

Habib BEYE (Photo by Alexandre Dimou/Alexpress/Icon Sport)

Après une semaine de stage à Marbella, Habib Beye veut croire à l’élan retrouvé d’un groupe marseillais en quête de repères avant le duel face à Lyon. Entre cohésion retrouvée et ambition affichée, le nouvel entraîneur de l’OM pose les bases d’une équipe conquérante.

Les sourires étaient de retour à la Commanderie. De retour d’un stage d’une semaine à Marbella, l’Olympique de Marseille s’est offert une parenthèse bénéfique sous le soleil andalou. À la veille du choc contre Lyon, Habib Beye, tout juste installé sur le banc phocéen, s’est montré résolument positif lors de sa conférence de presse. « Ce stage était essentiel pour nous. On a pu échanger, se découvrir, ressentir des choses ensemble », a confié le technicien sénégalais, persuadé que le groupe a franchi une première étape dans sa reconstruction.

Une dynamique collective à forger

Installé depuis seulement deux semaines, Beye sait qu’un nouvel élan passe d’abord par le collectif. Dans un cadre apaisé, les Marseillais ont alterné séances intenses et discussions franches. Objectif : poser les fondations d’une équipe plus solidaire et cohérente. « Il y a eu beaucoup d’entrain, beaucoup de sourires », glisse l’ancien capitaine de l’OM, heureux d’avoir retrouvé un vestiaire « réceptif ».
Le message a été partagé par Quinten Timber, recrue hivernale venue de Feyenoord : « Pour moi, c’était important de comprendre les autres, d’apprendre à connaître le groupe. Ce stage nous a soudés. » Des mots simples, mais révélateurs d’un état d’esprit que l’ancien consultant cherche à insuffler.

Car au-delà de la convivialité, le rendez-vous avait un but clair : remettre de l’ordre et de la rigueur dans une équipe bousculée par les résultats. Avant d’affronter Lyon, troisième du championnat, l’OM pointe à cinq longueurs de son rival. L’équation est simple : renouer avec la victoire pour recoller au podium.

« Voir une équipe conquérante »

Beye, lui, n’élude pas la pression. Il sait l’attente immense qui pèse sur ses épaules dans une ville où la passion dépasse tout. « Quand vous êtes à Marseille, vous devez viser les premières places », rappelle-t-il, lucide mais enthousiaste.
Le coach veut surtout voir une équipe « conquérante », capable de répondre à l’intensité lyonnaise et de faire vibrer un Vélodrome qu’il décrit comme « un privilège » à vivre. L’idée est claire : sortir du doute par le jeu, par l’envie, en retrouvant cette agressivité positive qui a longtemps fait la marque de l’OM.

Optimiste sans excès, Beye refuse pour autant de parler d’ultimatum. « Il reste encore onze matchs et beaucoup de points à prendre. Ce n’est pas un match couperet, mais un moment charnière », affirme-t-il.
Un moment où Marseille devra confirmer que Marbella n’était pas qu’une parenthèse ensoleillée, mais bien le point de départ d’une reconquête. Et si le soleil andalou a réchauffé les cœurs, c’est désormais au feu du Vélodrome que l’OM devra rallumer la flamme.

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