Éliminé en quarts de finale de la Ligue des Champions par le Bayern Munich (6-4 au cumulé), le Real Madrid peut nourrir des regrets légitimes après l’expulsion controversée de Camavinga à la 89e minute. Les médias espagnols, unanimes sur le fond, oscillent entre indignation et lucidité sur une saison globalement ratée.
Le carton rouge infligé à Eduardo Camavinga dans les dernières secondes du temps réglementaire a mis le feu à toute la presse madrilène. C’est Alvaro Arbeloa qui a formulé le sentiment général avec la phrase la plus cinglante de la nuit : « L’arbitre a tué le match. » À dix contre onze, le Real encaissait l’égalisation de Luis Díaz dans la foulée, avant de céder sur le but d’Olise en prolongations. Pour AS, le chroniqueur Roncero a résumé l’amertume collective : reconnaissant que « le Real a montré son visage compétitif », il jugeait tout de même « difficile de comprendre qu’une action aussi minime puisse laisser une équipe à dix dans une telle situation ». Le verdict du journal reste néanmoins digne : « le Madrid tombe avec tout l’honneur ».
Alvaro Arbeloa : « L’arbitre a tué le match. » Un sentiment d’injustice face au carton rouge de Camavinga.
AS — Roncero : « Difficile de comprendre qu’une action aussi minime puisse laisser une équipe à dix dans une telle situation. »
Marca : « Si ce Madrid avait joué ainsi la moitié de ses matchs de Liga, il aurait pu la remporter. »
90min.com ES : « La presse espagnole crie à l’injustice » après un « scénario injuste ».
Mais derrière l’indignation arbitrale, la lucidité reprend ses droits. Marca le dit sans détour : une belle nuit européenne ne saurait masquer une saison blanche. Le Real Madrid termine la campagne 2025-2026 sans titre — la Liga concédée au FC Barcelone, la C1 arrêtée en quarts pour la deuxième année consécutive. Kylian Mbappé, dont l’exercice entier est pointé du doigt malgré quelques éclairs comme ce match retour, cristallise une partie des interrogations. Pour le club le plus titré d’Europe, un tel bilan impose une remise en question profonde, bien au-delà du carton rouge d’une soirée de printemps à Munich.
