Le FC Barcelone paie cher une décision prise dans l’indifférence l’été dernier. En laissant filer Iñigo Martínez librement vers Al Nassr, la direction blaugrana a ouvert une faille dans un secteur déjà fragile. L’Espagnol, pilier de la défense du triplé 2024-2025, symbolisait stabilité et leadership. Aujourd’hui, Hansi Flick fait face à une arrière-garde désorientée et en manque d’autorité.
Auteur de 46 matches la saison passée, Martínez avait su s’imposer comme un cadre incontournable, aux côtés du jeune Pau Cubarsí. Son départ, jugé alors anodin, s’avère un véritable cauchemar sportif. Depuis, le Barça encaisse plus d’occasions, multiplie les erreurs de placement et peine à retrouver une ligne défensive cohérente. Les alternatives — Araújo, Eric García, Cubarsí — manquent d’expérience, et la cohésion s’effrite match après match.
À Riyad, Al Nassr se frotte les mains d’avoir attiré un défenseur aussi complet sans indemnité. Pendant ce temps, le Barça tente de colmater les brèches d’une défense orpheline. Le constat est sans appel : laisser partir Iñigo Martínez sans remplaçant fut un pari perdant. Et à mesure que les buts s’empilent, ce choix pourrait bien être classé parmi les plus grandes erreurs de l’ère Laporta.

