Derrière l’image décontractée — parfois caricaturée — de Wojciech Szczesny, celle du gardien fumeur à la pose nonchalante, se cache un professionnel qui a su conquérir tout le FC Barcelone.
Arrivé dans des circonstances particulières, rappelé alors qu’il avait déjà raccroché les gants, le Polonais vit aujourd’hui une véritable seconde jeunesse catalane, et les éloges à son égard fusent de toutes parts au sein du club.
Quand le Barça est allé le chercher, les critiques étaient nombreuses et compréhensibles : pourquoi recruter un gardien retraité ? Szczesny a mis du temps à se mettre en jambe, a commis quelques erreurs — parfois sérieuses — en partie dues à l’adaptation à un style de jeu qu’il n’avait jamais pratiqué auparavant. Mais ceux qui travaillent quotidiennement avec lui racontent une tout autre histoire : un homme épanoui, heureux dans son rôle de numéro deux, qui « a retrouvé le plaisir du football » et qui, si cela ne tenait qu’à lui, continuerait jusqu’à ce qu’on lui demande de s’arrêter.
José Ramón de la Fuente, le responsable des gardiens du club, ne tarit pas d’éloges sur son travail au quotidien. La preuve en actes est venue lors du match face à Newcastle, quand Joan Garcia a dû céder sa place par précaution : Szczesny est entré et a démontré qu’il était parfaitement prêt à répondre présent. Dans le vestiaire, son expérience et son comportement irréprochable en font un poids lourd du groupe, au-delà de son statut de remplaçant.
L’avenir lié au dossier Ter Stegen
Sous contrat pour une saison supplémentaire, Szczesny figure bien dans les plans du Barça pour l’exercice prochain. Mais sa présence n’est pas garantie : elle dépend, dans une très large mesure, du règlement du dossier Marc-André ter Stegen. Le gardien allemand, lui, est lié au club jusqu’en 2028 et sa situation devra faire l’objet d’une négociation. Le Barça ne compte pas sur lui, mais son contrat complexifie l’équation.
Par ailleurs, la direction sportive explore la piste d’un deuxième gardien, avec Alex Remiro en tête de liste. Sans oublier les jeunes talents du centre de formation, à l’image de Kochen, 20 ans à peine, qui commence à pointer le bout de son nez au plus haut niveau.
Toutes les options restent ouvertes. Mais une chose est certaine : Szczesny lui-même accueillera sereinement n’importe quelle décision. Il considère cette aventure barcelonaise comme un cadeau du football en fin de carrière — et visiblement, le sentiment est réciproque.

