Il y a les défaites qui s’acceptent, et celles qui laissent des cicatrices institutionnelles.
L’élimination du FC Barcelone face à l’Atlético Madrid (0-2, 2-1) appartient clairement à la seconde catégorie — non pas pour le score, mais pour ce qu’elle révèle d’une fracture plus profonde entre le club catalan et les instances arbitrales européennes.
Joan Laporta n’a pas attendu que la poussière retombe. Dès la sortie des vestiaires, le président blaugrana a transformé sa frustration en offensive politique : penalty non sifflé sur Dani Olmo, carton rouge injustifié à Eric Garcia, but de Ferran Torres refusé à tort. Trois décisions, un arbitre : Clément Turpin. « Une honte et intolérable », a tranché Laporta, avant d’annoncer une plainte formelle.
Ce qui frappe, c’est la récidive. Ce n’est pas la première fois que le Barça sort d’une élimination européenne en pointant le corps arbitral plutôt qu’en analysant ses propres lacunes tactiques. Une posture qui, statistiquement, n’a jamais permis au club de récupérer un seul titre perdu.
La plainte est déposée. Les explications, elles, n’arrivent jamais.

