Longtemps jugé inconstant, Marcus Rashford renaît sous les couleurs blaugrana.
Arrivé l’été dernier en prêt de Manchester United, l’attaquant anglais (28 ans, 21 matchs, 4 buts en Liga) a su inverser les doutes. Ses efforts et son adaptation progressive ont convaincu les dirigeants catalans : sauf retournement de situation, le FC Barcelone lèvera bien l’option d’achat fixée à 30 millions d’euros à la fin de la saison.
Un deal ficelé depuis des mois
Selon Mundo Deportivo et Sport, l’affaire n’est plus qu’une question de formalités administratives. Les deux clubs s’étaient déjà mis d’accord dès l’été dernier sur les modalités du transfert définitif : trois versements annuels de 10 millions d’euros, une façon d’alléger le poids immédiat sur les finances barcelonaises. Du côté du joueur aussi, tout est clair : Rashford avait accepté les conditions personnelles d’un contrat longue durée dès sa signature du prêt, séduit par la perspective de s’imposer dans un championnat qu’il rêvait de découvrir depuis des années.
Son intégration n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Freiné par un manque de rythme et une certaine timidité dans le dernier geste, l’Anglais a mis plusieurs mois à s’acclimater au jeu de position de Xavi. Mais sa seconde partie de saison, plus constante et collective, a changé la donne. Sa complicité grandissante avec Lewandowski et Yamal, combinée à son travail défensif retrouvé, ont fini de convaincre les décideurs du club.
Le Barça y voit désormais un profil rare : un joueur d’expérience, formé à la rigueur anglaise, encore suffisamment jeune pour progresser. À 28 ans, Rashford incarne un compromis parfait entre maturité et ambition, et son arrivée définitive s’inscrit dans le projet de renouvellement offensif que le staff prépare depuis un an.
Le fair-play, dernier casse-tête
Reste une question majeure : le fair-play financier de la Liga. Chaque été, le club catalan se heurte aux limites imposées par les instances, et Rashford n’échappera pas à cette réalité. Pour l’enregistrer comme joueur à part entière la saison prochaine, le Barça devra dégager une marge salariale significative. Certaines ventes – Ansu Fati ou Ferran Torres notamment – pourraient ainsi redevenir d’actualité.
Les dirigeants blaugrana se veulent toutefois optimistes. L’arrivée de nouveaux sponsors, la réduction de la masse salariale et les revenus liés à Montjuïc permettent d’entrevoir un équilibre budgétaire plus stable à moyen terme. Rashford, de son côté, reste concentré sur le terrain et sur une fin de saison cruciale pour maintenir le Barça dans la course au titre.
En relançant un joueur que beaucoup pensaient perdu pour le très haut niveau, le club catalan signe peut-être l’un de ses meilleurs coups récents. Un pari pragmatique, au coût mesuré, et surtout une belle preuve que la patience peut encore payer dans un football souvent dominé par l’immédiateté.
