Barça : maintenant qu’il est réélu, Laporta n’a qu’une obsession en tête

Joan Laporta reste solidement installé sur le trône du FC Barcelone. Réélu président du club catalan avec 69,19% des voix, il prolonge une ère marquée par la reconstruction sportive, les paris économiques risqués… et une ambition inchangée : replacer le Barça sur le toit de l’Europe d’ici 2031.

À 63 ans, le dirigeant emblématique s’offre un nouveau mandat de cinq ans avec la promesse de poursuivre « une œuvre encore inachevée ».

Un duel courtois mais sans suspense

Face à Victor Font, son principal rival soutenu notamment par Xavi, Laporta n’a pas tremblé. Les résultats publiés par les médias catalans dimanche soir sont sans appel : 17 038 voix pour le président sortant, contre 7 082 pour Font. Au Camp Nou, l’ambiance oscillait entre satisfaction et continuité, comme si l’histoire avait choisi de ne pas rompre la ligne lancée depuis 2021. Laporta, fidèle à son style passionné, a remercié les socios et promis de « rendre au Barça sa grandeur totale, sur et en dehors du terrain ».

De son côté, Victor Font, battu mais digne, a salué la victoire de son adversaire tout en défendant sa vision d’un club plus moderne et participatif. « C’est une victoire incontestable, mais notre projet reste vivant », a-t-il assuré. L’homme d’affaires catalan, qui rêve toujours d’un Barça plus transparent et tourné vers l’innovation, a même adressé une pique amicale au vainqueur : « Maintenant, gagnons la Ligue des Champions ! »

Laporta déjà tourné vers l’avenir

Laporta n’a pas tardé à lui répondre par un sobre mais complice « Bien dit ». Une phrase symbolique, presque programmatique, tant elle résume le défi du mandataire fraîchement reconduit : rendre aux Blaugrana un lustre européen éclipsé depuis 2015. Le calendrier s’y prête d’ailleurs parfaitement : mercredi, le Barça disputera son huitième de finale retour de Ligue des Champions contre Newcastle, après un nul 1-1 à l’aller.

Cette réélection tombe à un moment charnière. Le club culé, encore fragile financièrement, continue de jongler entre limitations salariales et ambitions sportives. Laporta sait que son second mandat s’annonce complexe : il devra poursuivre la réhabilitation économique du club, assurer la transition générationnelle sur le terrain, et renforcer la cohésion d’une entité où la pression reste constante.

Mais à l’image de sa première ère, qui avait vu éclore le Barça de Ronaldinho avant le triomphe de Guardiola, Laporta nourrit de nouveau l’espoir de faire renaître une dynastie. Le président aux allures de tribun politique veut que son Barça retrouve la foi, l’éclat et la fierté catalane qui ont longtemps fait sa légende. Et ce dimanche soir, sous les applaudissements des socios, c’est bien cette promesse qui vibrait à travers le Camp Nou : celle d’un club qui, malgré les tempêtes, refuse d’abdiquer.