En pleine campagne pour sa réélection à la présidence du FC Barcelone, Joan Laporta multiplie les déclarations explosives. Ce vendredi, il s’en est pris frontalement à l’agent d’un jeune espoir parti au PSG, qu’il accuse de trahison.
Depuis quelques jours, Joan Laporta occupe le devant de la scène médiatique en Catalogne. Déterminé à conserver son trône au FC Barcelone, l’homme fort du club catalan mène campagne avec la verve qui le caractérise. Interviewé par Jijantes ce vendredi, il a balayé un large éventail de sujets : le chantier du Camp Nou, l’affaire Negreira, ou encore l’avenir de certains joueurs clés. Et s’il a pris soin d’afficher son optimisme sur plusieurs dossiers, c’est un autre sujet qui a ravivé sa colère : le départ du jeune Dro Fernandez vers le Paris Saint-Germain.
« Une trahison », lâche Laporta
Pour Laporta, l’épisode du transfert du milieu de 18 ans reste une plaie ouverte. Recruté l’été dernier pour environ 8 millions d’euros, le jeune Espagnol a préféré rejoindre Paris malgré les efforts du Barça pour le retenir. Et selon le président catalan, la responsabilité de cette fuite incombe directement à son agent, Ivan de la Peña – ancien joueur blaugrana et représentant de Luis Enrique.
« Le départ de Dro, c’est une trahison de la part de son agent », a-t-il lâché sans détour. « C’était une honte, un coup de poignard dans le dos. Nous lui avons fait confiance à cause de son passé au club, et il nous a menti effrontément. » Laporta a même comparé cette situation à celle de Lamine Yamal, resté au club grâce à l’influence positive de son agent Jorge Mendes. « Si Mendes avait géré Dro, il serait encore au Barça », a-t-il ajouté, visiblement amer.
Au-delà du coup symbolique, le dirigeant estime que ce départ a frustré Hansi Flick, qui comptait beaucoup sur le jeune joueur. « Hansi avait foi en lui, il lui avait donné sa chance en équipe première. Quand il a appris sa décision, il était profondément déçu. »
Une sortie à double objectif
Derrière cette nouvelle charge, Laporta poursuit surtout un double objectif : défendre son bilan et mobiliser les socios avant le scrutin. En rejetant la faute sur un agent jugé « hypocrite », il tente de redorer son image auprès des supporters, notamment ceux qui regrettent les départs précoces de jeunes talents formés à la Masia.
Mais cette stratégie comporte un risque. En s’attaquant publiquement à un acteur influent du football espagnol et à un club partenaire comme le PSG, Laporta entretient la tension entre Barcelone et son propre réseau d’anciens joueurs. De quoi alimenter une campagne déjà marquée par les piques, les promesses et les règlements de comptes. Paris, lui, savoure sans broncher : Dro Fernandez s’épanouit désormais au Parc des Princes, laissant derrière lui une Barça en reconstruction et un président toujours en colère.
