À la veille du choc face à l’OM, l’entraîneur du PSG a salué la philosophie offensive marseillaise et pris la défense de Roberto De Zerbi, sous le feu des critiques. Un discours lucide avant un duel à haute tension.
C’est souvent dans ces moments-là que Luis Enrique se montre le plus à l’aise : lorsqu’il peut parler de jeu, d’idées, de principes. Samedi, face aux médias, l’Espagnol n’a pas cherché à entrer sur le terrain de la provocation. Bien au contraire. Il a loué « une équipe semblable à la nôtre dans la mentalité d’attaque », parlant de l’OM avec un regard presque complice, comme on salue un rival qui comprend la même langue footballistique. Et pourtant, le contexte est électrique. Paris reste premier, Marseille joue gros pour ne pas décrocher. Les chiffres se contredisent, les dynamiques aussi.
Une bataille de ballons et d’égos
Ce sera une histoire de possession, mais aussi de fierté. Luis Enrique en est convaincu : l’équipe qui saura garder la maîtrise imposera son tempo. Sauf que la théorie ne résiste pas toujours à la réalité du Classique. L’aller au Vélodrome l’a montré, les émotions brouillent les plans les mieux tracés. L’ancien sélectionneur de la Roja n’en fait pas une affaire de style, mais d’adaptation — il le répète souvent, presque jusqu’à la lassitude : « On doit savoir changer pendant le match. » À ce niveau, les marges sont minces, et on ne sait pas encore laquelle des deux philosophies tiendra sous la pression.
Luis Enrique a terminé sur une note presque fraternelle envers De Zerbi, l’actuel coach marseillais. Beaucoup l’attaquent, il le défend. « C’est normal », a-t-il soufflé, comme pour rappeler qu’entre entraîneurs, on partage le même sort : adulés le dimanche, jugés le lundi. Une manière de tendre la main à son rival tout en resserrant les rangs avant un Classique qui sent à la fois la revanche et le respect mutuel.
