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Au Metropolitano, le Barça battu… par le sifflet et le show de Simeone ?

Antoine Griezmann (Atletico de Madrid) - Photo by Icon Sport

Dominé au score, malmené dans le jeu, le FC Barcelone a aussi eu le sentiment de lutter contre un scénario déjà écrit au Riyadh Air Metropolitano. Entre un but annulé après une interminable séquence VAR et les gestes provocateurs de Diego Simeone, la soirée madrilène a laissé un goût amer aux Blaugranas.

On pourra toujours dire que le Barça a été inférieur à l’Atlético de Madrid. Que l’intensité colchonera a étouffé les hommes de Hansi Flick. Que certaines erreurs défensives ont coûté cher. C’est vrai. Mais une demi-finale ne se résume pas qu’aux statistiques.

Le but qui n’a jamais existé

52e minute. Pau Cubarsí marque ce qui aurait dû être le 4-1. Les Barcelonais exultent. Puis le temps s’arrête. Six longues minutes d’attente, d’images ralenties, de lignes virtuelles tracées et retracées. Verdict : hors-jeu de Robert Lewandowski sur une déviation.

Plus étonnant encore, le CTA admettra plus tard un problème technologique inédit : le système semi-automatique n’aurait pas réussi à modéliser correctement les joueurs. Une innovation qui innove jusque dans ses bugs. À ce niveau de compétition, le détail fait loi. Et parfois, le détail décide de tout.

Simeone, la mise en scène permanente

Comme si cela ne suffisait pas, la caméra capte un autre moment fort. À 3-0, Diego Simeone lève trois doigts bien visibles depuis sa zone technique, juste au passage de Lamine Yamal. Simple rappel du score ? Clin d’œil appuyé ? Provocation assumée ? Chacun interprétera. Mais dans une rencontre déjà sous tension, le geste ne pouvait qu’attiser les esprits. Simeone est un entraîneur passionné, théâtral, habité. Mais mercredi soir, le spectacle ne se limitait pas aux 22 acteurs sur la pelouse.

Une défaite qui dépasse le terrain

Oui, le Barça a souffert. Oui, l’Atlético a su exploiter ses failles. Mais entre une décision arbitrale interminable et un show gestuel venu du banc adverse, les Catalans peuvent légitimement se demander si tout s’est joué uniquement ballon au pied.

Sauf retournement improbable, la finale à La Cartuja se disputera sans eux.

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