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Au Betis, l’heure du clap de fin pour Rodríguez

Ricardo Rodriguez of Real Betis - Photo by Icon Sport

Ricardo Rodríguez, le Suisse fiable, solide, celui qui a verrouillé le côté gauche du Betis pendant trois saisons, se dirige tranquillement vers la sortie. Contrat qui se termine en juin, pas de prolongation à l’horizon. Le club a déjà commencé à regarder ailleurs. Une prolongation technique a bien été actée récemment, histoire de finir proprement, mais rien de plus. À 33 ans, la concurrence pousse fort, et Séville prépare déjà l’après sur son flanc gauche.

Parce que la réalité est moins flatteuse qu’avant. Les stats racontent une histoire en demi-teinte : monstrueux à la récup haute la saison passée, beaucoup plus en difficulté cette année, notamment contre les gros, avec un déchet technique qui grimpe et des fautes mal placées qui coûtent cher en transition. À l’entraînement, l’automne dernier, je l’ai vu charbonner sur sa vitesse, encore et encore. Mais le corps finit toujours par rappeler les limites. La suite ? Floue. MLS, Serie A, peut-être un dernier challenge au calme. Ce qui est sûr, c’est que Pellegrini va devoir terminer la saison sans vraiment compter sur lui.

Rodríguez au Betis, c’était un mariage de raison dans un club de tripes et de passion, où les supporters chantent d’abord pour les leurs. Il a apporté de la stabilité, des centres tranchants pour Isco ou Lo Celso, une forme de sérénité quand ça chauffait. Mais à Benito Villamarín, le vent tourne vite. Son dernier souvenir marquant ? Peut-être ce lourd 0-5 face à l’Atlético, symbole d’une fin qui s’écrit sans romantisme. Valence, le Rayo… les prochains matchs diront comment le Betis avance sans lui. On garde un œil.

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